Naufrage au large de la Bretagne : « la pollution sera brassée » selon les autorités

Brest, samedi 24 décembre 2016, après le naufrage de deux navires faisant route vers la Turquie pour se faire déconstruire, l’association Mor Glaz considère qu’ il y aura bel et bien une pollution au large de la Bretagne malgré les propos rassurants des autorités. :

Communiqué MOR GLAZ

 

 

L’Association MOR GLAZ avait un sérieux doute sur les passeports verts de ces deux navires partant se faire déconstruire en Turquie, alors que ceux-ci auraient pu « dû » se faire déconstruire dans un chantier du Nord de l’Europe !! 

Ces deux épaves sont au fond de la mer d’Iroise depuis deux jours, l’une contient 10m3 de fioul lourd, les déclarations des autorités : « la pollution sera brassée ». Pour l’association MOR GLAZ la pollution ne sera plus visible certes, mais elle sera bien là et pour de nombreuses années !!! Exemple le cargo PETER SIF  au fond de la baie de Lampaul à Ouessant depuis le 15 novembre 1979,  laisse remonter de temps en temps du fioul à la surface.

L’association MOR GLAZ demande, que le propriétaire des deux coques assume toutes ses responsabilités. Il ne faut aucune clémence lorsque la mer est polluée, car elle l’est !

Depuis 48 heures reposent deux épaves au fond de la mer au large de la Bretagne.

Le premier transporteur maritime mondial qui devrait montrer l’exemple agit comme un « pseudo-armateur » lorsqu’il s’agit de déconstruire ses vieux navires….que va faire la cinquième puissance mondiale, communiquer pour rassurer ou faire payer le pollueur imprudent.

 

Les faits : le 22 décembre 2016 à 01h55, le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) d’Etel reçoit un appel VHF du supply MAERSK BATTLER, signalant un événement de mer et qu’il effectue le remorquage de deux coques de type Supply au large de la Bretagne.

Le Capitaine du MAERSK BATTLER informe qu’il  remorque deux coques de type supply, le convoi fait route vers la Turquie. Les deux coques sont remorquées à couple l’une est  le MAERSK SEARCHER et la seconde le MAERSK SHIPPER pour y être déconstruites en Turquie. Le Capitaine du MAERSK BATTLER signale une voie d’eau  sur l’une des coques remorquées et qu’elle sombre à la  position estimée : 48°04.6N-006°24.4W, à 60 milles dans l’ouest de l’île de Sein.

Quelques heures plus tard, le Capitaine du MAERSK BATTLER signale que le naufrage de la seconde coque, il s’agit du MAERSK SHIPPER à la  position estimée : 48°00.9N-006°37.0W,  à 70 milles dans l’ouest de l’île de Sein, qu’il n’y aurait aucune victime et pas de risque de pollution, le Capitaine du MAERSK BATTLER continue sa route vers la Turquie. : Pourquoi, le MAERSK BATTLER, n’a-t-il pas été détourné vers Brest, les autorités connaissaient-elles l’état de ce supply remorqueur, qui lui aussi est destiné à la déconstruction ?

Pourquoi les autorités Françaises  sont-elles aussi frileuses envers ces grands armateurs mondiaux, qui ont les moyens de faire déconstruire leurs navires au plus près, et de les faire remorquer en toute sécurité ?

Pour l’association MOR GLAZ, il y a toujours des risques lorsque des vieilles coques sont remorquées et surtout à couple, et lorsque les trois coques sont vouées à la destruction, les risque sont majeurs.

Pour l’association MOR GLAZ                                                                                                                               Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

WWW.MORGLAZ.ORG  

1 COMMENT

  1. Il faut faire payer à chaque passage dans les eaux territoriales bretonnes d’un bâteau de cette compagnie une taxe importante tant que ces épaves ne seront sorties de l’eau et envoyées en Turquie.

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