Pok d’am revr : Mikael o c’houzañv

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Liorzig ar barzhig :

Triste masse

Les arbres ne
L’aiment pas, les
Animaux le
Haïssent et
Même les plus
Neutres élé-
Ments de notre U-
Nivers se dé-
Chaînent quand passe
À leur portée
La triste masse
Michel nommée.
Il a le don
De rendre ces
Objets que l’on
Croit observer
Inexistants
Existants et
Provoque en eux
Quelques idées
Pour qu’ils sachent mieux
Le détester.

Mou de la chance

Michel il n’est pas de ceux,
Qui suivant leur destin,
Vont de dangers en dangers,
Toujours étant épargnés,
Et recommencent si bien,
Qu’ils ont la chance avec eux.

Michel marche dans les crottes,
Tombe dans les escaliers,
Les accidents de voiture,
Tous les jours il les endure,
À la poisse il est voué,
En tout temps la vie le botte.

Michel il est une victime,
Le monde il l’a contre lui,
S’il essaie de se débattre,
Son bras finit dans un plâtre,
Pour toutes ses stratégies,
La réussite est infime.

Michel ne fait pas pleurer,
Mais fait rire tous les autres,
Et si tout est contre lui,
Ça veut dire vous aussi,
Sa galère n’est pas nôtre,
Elle est hors du monde entier.

Hier encore il essayait,
Michel le grand bricoleur,
Avec sa grand-mère un peu,
Molle de la hanche de,
Faire du congélateur,
Un bac à glaçons pour pieds.

Michel il fut très surpris,
De voir sa grand-mère morte,
La tête coincée dedans,
Des cristaux sur ses deux dents,
Ne pouvant rouvrir la porte,
Elle a refermé sa vie.

Surpris mais juste le temps,
Michel il a l’habitude,
De reprendre ses pensées,
Continuant à marcher,
Dans cet univers si rude,
Qui en a fait son passe-temps.

Sous quelques voitures

Là où Michel passe, la malchance opère
Cette vérité ne date pas d’hier
Ces évènements sont tels qu’ils se passèrent

Michel il marchait sur la colline aux pins,
Promenant son corps et son triste destin,
Le malheur arrive, il le connaît bien,
Michel heurta une pierre du sol,
Le point de départ de la farandole,
Du hasard qui s’acharne et qui rigole,
Après ça il tombe sur le chemin,
Et roule le long tel un tatou malin,
Ramassant les bosses et les crottes de chien

Arrivé au bas de la belle colline,
Croisant quelques ronces et deux fortes ravines,
Il crut voir les lumières divines,
C’était en fait l’avant d’une camionnette,
Dont les quatre roues ont cogné la tête,
Celle de Michel malgré la casquette,
Que lui avait offerte une copine,
En tout cas ce couvre-chef d’Argentine,
Lui faisait avoir une tête de pine.

Ainsi donc Michel, qui est résistant,
Sous quelques voitures, les pieds en avant
Les pneus sur la peau, les phares dans les dents
Car il avait chuté nu sur la route,
Lançant des prières que nul n’écoute,
Si bien isolée qu’est la grande voûte,
Il n’y a de Dieu pour cet homme en sang
Que celui qui rit quand l’autre est plaignant
Que celui qui aime quand l’autre est tombant.

Hag ar skeudennoù :

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© Frilouz 2016 –  Mikael o c’houzañv un nor
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© Frilouz 2016 – Mikael o c’houzañv un doug-dilhad
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© Frilouz 2016 – Mikael o c’houzañv ur banell-droukheñchañ
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© Frilous 2016 – Mikael o c’houzañv ur banell-lec’hiañ
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© Frilouz 2016 – Mikael o c’houzañv ur c’huzh-heol har ur bugel
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© Frilouz 2016 – Mikael o c’houzañv ur melezour
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© Frilouz 2016 – Mikael o c’houzañv ur vouc’hal

Ken ar sizhun a zeu ha nedeleg laouenn ! (ha pok d’am revr)

 

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