Pays Basque : Le repentir de José Amedo Foucé

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Iruzkin, vendredi 30 décembre 2016,

En partenariat avec le média Mediabask et avec leur accord, nous relayons leur information.

 Le repentir de José Amedo Foucé

 

Vingt-cinq ans après sa condamnation pour appartenance au GAL, José Amedo Foucé demande à l’Etat d’assumer ses responsabilités dans la création du groupe paramilitaire clandestin.

 
Amedo

José Amedo demande à l’Etat d’assumer sa responsabilité dans la création du GAL. © Marisol RAMÍREZ

“Je demande pardon pour la souffrance que j’ai pu causer et je pardonne sincèrement à ceux qui par cinq fois ont tenté de m’assassiner.” C’est par ces mots que José Amedo Foucé achève sa lettre envoyée et publiée par le journal El Mundo. Vingt-cinq ans après sa condamnation à 108 ans de prison par l’Audience nationale pour avoir été un membre actif du GAL (Groupes antiterroristes de libération), l’ex sous-commissaire de Bilbo “renie son passé lié à ce groupe parapolitique” et s’en repent.

Le GAL sévit dans une clandestinité toute relative sur le territoire français entre 1983 et 1987. Au cours de ce qu’on appela sa guerre sale contre ETA, le groupe clandestin assassina plus de vingt-huit personnes, certaines appartenant à ETA d’autres n’ayant aucun lien avec ce dernier. José Amedo Foucé en fut une cheville ouvrière au point d’ailleurs qu’on le nommait de “capataz” (chef d’équipe en langue espagnole). S’il fut arrêté en 1988 et condammé en 1991, il bénéficia d’une remise en liberté conditionnelle en 2000.

Dans son long courrier, José Amedo Foucé demande à l’Etat d’assumer ses responsabilités dans la création du GAL et d’expliquer “à la société espagnole sans ambages les raisons qui ont poussé son Gouvernement à décider de lutter contre ETA de façon illégale et immorale.”

Et de poursuivre “la reconnaissance de la part de l’État du dommage causé par les agissements du GAL en marge de la loi contre la bande terroriste basque contribuerait de manière substantielle à sa dissolution et désarmement.”

Affronter la fin

“C’est le bon moment pour que les représentants politiques de toute la société espagnole, indépendamment de leur appartenance idéologique soient capables d’affronter définitivement la fin ordonnée d’ETA et favorisent le rapprochement des prisonniers vers les prisons basques pour être réinsérés dans un délai de temps raisonnable et refassent leur vie.”

José Amedo Foucé demande que les victimes du GAL reçoivent le même traitement que les victimes d’ETA, parce que “l’intense douleur et l’incommensurable dommage provoqués pour le restant de la vie aux victimes est identique pour les uns et les autres”.

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