Présidentielles 2017 : Marine Le Pen pour la suppression des régions ! De l’importance d’une candidature régionaliste…

Carhaix, mardi 3 janvier 2017,

Communiqué de Christian Troadec, maire et conseiller départemental de Carhaix et candidat à la présidentielle 2017

« Marine Le Pen pour la suppression des régions !

De l’importance d’une candidature régionaliste…

 

 

 

L’hostilité de Marine le Pen à l’égard des langues et cultures régionales était connue. Elle vient d’ajouter une nouvelle saillie à l’arsenal délirant de son programme en préconisant purement et simplement la fin des régions ! Exit donc la Bretagne, le Pays Basque, la Corse, la Savoie, l’Alsace… déjà bien mis à mal par la réforme territoriale de Hollande. Retour aux notions obsolètes de Napoléon et à la Nation par-dessus tout. « Frankreich uber alles ». L’Europe disparaît aussi des radars du leader de l’extrême-droite ! Le Pen fait le ménage ! À ceux qui doutaient de l’importance d’une candidature « régionaliste » pour cette élection présidentielle, je dis : « mobilisation générale ». Mettons-nous en capacité de faire entendre la voix des « régions » avant de nous réveiller un petit matin avec aux manettes les opposants à toutes différences voulant nous faire marcher au même pas cadencé, de Brest à Strasbourg, de Bayonne à Lille.

Notre proposition pour alléger le mille-feuilles est tout autre : elle va de la commune/communauté de communes directement à la région en supprimant les départements, pour rejoindre l’État et l’Europe. Car pour nous la région reste l’échelon le plus pertinent pour bien gérer les territoires et leurs multiples différences où spécificités.

Christian Troadec

Maire et conseiller départemental de Carhaix

Candidat à la présidentielle 2017

 

3 COMMENTS

  1. Entièrement d’accord avec la réaction ci-dessus. On se demande d’ailleurs comment il y a si peu de réactions allant dans ce sens.

    Mais revenons au point de départ.

    Suite aux difficultés auxquelles se trouve confrontées la Grande Bretagne en raison du Brexit, la position du FN – qui claironnait déjà un appel plus romantique que réaliste au Franxit – se retrouve brusquement en perte d’attractivité devant les nuages bien concrets qui s’accumulent dans le ciel d’outre-Manche et le désarroi de sa classe politique…

    Si bien que lors de sa dernière intervention télévisée, sa présidente effectuait une surprenante mais nette marche arrière sur le sujet. Il ne s’agirait plus de quitter l’Union Européenne, mais de… renforcer les frontières hexagonales. Tout simplement …

    Dont acte. Jusqu’au prochain changement de cap.

    Son homologue candidat aux présidentielles autrichiennes venait d’ailleurs de déclarer peu auparavant que « seule l’entrée de la Turquie »
    déciderait son parti à demander la sortie de son pays de l’Union Européenne. Et demander n’est pas forcément obtenir, ce qui laisse une sérieuse marge supplémentaire …

    Du coup, skud de remplacement et nouveau pavé dans la mare : dans la même intervention la présidente du FN annonçait la fin des Régions administratives en cas d’élection aux Présidentielles.

    L’émiettement départemental exclusif voulu en 1789 pour mettre fin aux Provinces d’antan et sur lequel on revenait lentement, est rappelé sous les drapeaux. Il y a deux méthodes : d’autres encore en place préfèrent l’étouffement en gros amalgames ectoplasmiques.

    Recyclage ?

    C’est qu’il faut nourrir de viande fraîche et prévenir les craquements d’un étatisme nationaliste et jacobin particulièrement étroit, et les issues ne sont pas légion par ces temps européistes, de mondialisation et de demande à vivre des nations historiques négligées.

    N’empêche : en attendant une toujours possible volte-face si la proposition ne donne pas les retours espérés, il y aura toujours au Conseil Régional de Bretagne près d’un tiers des conseillers prêts à défendre mordicus cette thèse éradicatrice, comme toute thèse du moment, ce qui est d’ailleurs la règle de nos partis hexagonaux et singulièrement les plus autocratiques.

    Et c’est là qu’au delà de son analyse pertinente, la position de terrain du candidat régionaliste aux Présidentielles devient faible, puisqu’en s’évertuant – avec d’autres – à diviser les démocrates de Bretagne selon une ligne de partage n’ayant rien à voir avec les intérêts bretons, au lieu de consentir à une plate-forme offensive commune, il a contribué à torpiller les faibles défenses régionales et à ouvrir toute grande la porte de la Région à des ennemis à présent déclarés de la Bretagne.

  2. Il y a urgence à se faire entendre. Les régions n’ont aucune lisibilité et les propos de leurs défenseurs restent timides, élitistes… La  » masse  » ne nous entend pas, bercée, bernée, trompée… par des médias qui défendent ( aux ordres ) et resservent cette politique gauche-droite, dépassée, obsolète, indigeste… tant sa farine est rance, pourrie, moisie…

  3. L’Alsace, c’est déjà fait. Administrativement, il n’y a jamais eu de région Pays Basque (il y a depuis peu une communauté d’agglomération qu’effectivement, elle supprimerait avec l’intercommunalité), ni Savoie.

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