Abattoirs : Un projet de loi à étoffer

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Mercredi 11 janvier 2017, contrôle vidéo dans les abattoirs, le président de la commission d’enquête parlementaire, Olivier Falorni, a déposé une proposition de loi reprenant quelques mesures issues de son rapport dont le contrôle vidéo et un droit de visite inopinée des abattoirs par les parlementaires. Ces deux mesures majeures ont été supprimées lors de l’examen en commission des Affaires économiques et c’est un texte extrêmement affaibli qui sera soumis au vote de l’Assemblée nationale le 12 janvier.

Pour la Confédération Paysanne, le projet de loi est à étoffer :

Communiqué de presse

 

 Abattoirs : Un projet de loi à étoffer

Le projet de loi Falorni sur les conditions d’abattage doit être examiné demain à l’Assemblée nationale. Ce texte contient quelques progrès mais manque encore de véritables ambitions pour soutenir l’élevage, dans le respect des Hommes et des animaux. La Confédération paysanne s’oppose par ailleurs à la réintroduction de l’amendement sur la vidéosurveillance réclamée par certaines associations. Outil de pression psychologique pour les salariés des abattoirs, elle n’est pas pour autant un outil de protection animale.

Ce n’est pas sur ce point que le texte pêche, mais bien sur l’absence de moyens donnés au redéploiement d’outils d’abattage de proximité qui permettraient de protéger les animaux par la diminution des temps de transport et d’attente, de redonner de la dynamique aux territoires et de valoriser au mieux le métier des hommes et des femmes qui, de la ferme à l’abattoir, travaillent au quotidien avec les animaux. Leurs conditions de travail et de formation doivent être un axe de travail central plutôt que leur surveillance.

Sur ce dossier sensible, il s’agit de ne pas se tromper de combat. Industrialiser encore plus l’abattage ne fera qu’industrialiser encore le rapport aux animaux. Soutenir l’agriculture paysanne, c’est aussi soutenir le bien-être animal, et cela passe, entre autres, par la multiplication d’outils d’abattage plus proches des fermes et de celles et ceux qui y travaillent.

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