La construction européenne toujours plus près du gouffre

En octobre prochain aura lieu en Allemagne une élection qui aura une grande influence sur la construction européenne.
Sigmar Gabriel, chef de fil du SPD, envisage une explosion de l’euro et la zone euro à court terme

Sigmar Gabriel, Vice-Chancellier allemand et ministre de l’économie essaiera de détrôner l’éternelle chancelière Anjela Merkel. Il s’oppose à elle, en ce début de campagne, sur le sujet de la fin de l’Europe, qui divise la pays, notamment en réaction à l’effondrement de l’euro (-30% en 3 ans).

Plusieurs analystes mettent cet effondrement sur le compte de la politique de la BCE (banque centrale européenne), qui sacrifierait la santé de l’euro pour soutenir les économies des pays du sud de l’Europe, France incluse, qui sont au bord du gouffre.
Ces économies, qui auraient dû profiter de la baisse de l’euro pour se relancer, apparaissent aujourd’hui comme des boulets dont beaucoup d’allemands se débarrasseraient bien.
Ainsi, la France, toujours dans le plus parfait autisme, ne reconnait pas que l’euro a davantage alourdi le coût des importations qu’il n’a allégé celui des exportations.
Parallèlement, c’est l’Allemagne qui profite le plus de l’euro, tant dans le marché interne de la zone euro, où son économie reste la seule maîtresse, que dans les exportations, où la baisse de l’euro lui a bien réussi.
La question que les allemands se posent n’est plus vraiment de savoir s’il faut sortir de l’euro mais de savoir quand sortir.
Avant la Grèce ou l’Italie ? Après eux mais avant la France ?
Dès octobre prochain, on connaîtra sans doute le sort de l’euro et de la construction européenne, dont le sort se jouera sûrement à Berlin.

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