Pollution : à qui sont ces boulettes de fioul sur les plages de Plouneour et Brignogan ?

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Brest, mercredi 18 janvier 2017,  à qui sont ces boulettes de fioul sur les plages de Plouneour-Brignogan ?

Communiqué de l’association MOR  GLAZ

 

Les galettes de fioul retrouvées le 16 janvier 2017 sur la plage de  Plounéour – Brignogan –Plages, proviennent-elles des deux coques abandonnées au large de la Bretagne le 22 décembre 2016 ? Cela remettrait en cause les discours rassurants !

Le 4 janvier 2017 l’association MOR GLAZ écrivait une lettre ouverte à Madame Ségolène ROYAL, concernant ces deux coques abandonnées par le Premier armateur mondial au large de la Bretagne consulter le site WWW.MORGLAZ.ORG , qu’en pensent d’ailleurs les Maires du littoral, la Région Bretagne, le Comité Régional des Pêches, et tous ces prétendants au fauteuil de Président de la République et autres !!!  Plutôt silencieux sur ces abandons de coques, le sujet ne serait-il pas suffisamment important, au pays organisateur de la COP 21. ?

L’association MOR GLAZ demande que toute la lumière soit faite sur cette affaire, qui est gravissime pour la mer et l’Homme. Hier le Tribunal de Grande Instance de Brest infligeait à juste titre une amende d’1 million d’Euros à un armateur peu ou pas respectueux de l’environnement, qu’envisage d’exiger la France au Groupe Maersk à part écrire au Ministre des transports Danois, quelle est la réelle volonté ?   

Tous les communiqués rassurants des autorités maritimes ne suffisent plus, et sont sans effet. Ces deux coques contiennent chacune plusieurs dizaines de mètres cube de fioul lourd. Ces navires ne remplissaient donc  pas les conditions pour être remorqué vers un chantier de déconstruction, ni pour être déconstruits puisque les règles n’étaient pas respectées (le fameux  passeport vert).

L’association MOR GLAZ réitère sa demande auprès de  Madame la Ministre de l’Environnement et de la Mer, d’exiger du propriétaire de ces deux épaves, de les remonter, mais aussi de faire toute la lumière sur ce naufrage et sur l’état du remorqueur qui a continué sa route sans être importuné. Ces épaves ne peuvent pas rester là, la Mer n’est pas une poubelle, des « les » règles doivent être respectées, tant pis pour ceux qui y dérogent, dans ce cas il s’agit du premier armateur mondial !

Pourquoi les autorités maritimes Françaises n’ont-elles pas sommé le navire remorquant ces deux coques à se dérouter vers Brest suite au naufrage ? L’association MOR GLAZ ne  trouve ni  convenable  ni « acceptable » que la France se réfugie derrière des textes, qui lui interdisaient  de pouvoir dérouter un navire qui laisse derrière lui deux déchets (et quels déchets) que cet armateur exportait, l’infraction est bien celle-là l’exportation de déchets !

Que va faire la cinquième puissance mondiale ? Communiquer pour rassurer, ou imposer au propriétaire de ces coques le renflouement et la déconstruction au plus près, et faire payer le pollueur imprudent ?  Lorsque le transfert de ces coques est effectué de manière aussi maladroite, la pollution est-elle involontaire ?

Quand l’Organisation Maritime Internationale, et les Assureurs rendront-ils enfin obligatoire la Sécurité Passive Embarquée à bord de tous les navires, elle serait bien utile ces prochains jours au large de la Bretagne.

 

Pour l’association MOR GLAZ Le Président Jean-Paul HELLEQUIN

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