Verquin Confiseur renonce à utiliser le dioxyde de titane

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Vendredi 20 janvier 2017,

L’entreprise Verquin Confiseur, producteur des bonbons « têtes brulés » vient de s’engager à ne plus utiliser de dioxyde de titane dans la fabrication de l’ensemble de leurs bonbons.

Cette décision fait suite à la publication d’une étude de l’INRA mettant en évidence des troubles du système immunitaire et des liaisons précancéreuses liés à l’absorption de l’additif E171 à l’état nano-particulaire.

Agir pour l’Environnement salue cette décision d’entreprise et en appelle à la responsabilité des autres entreprises afin qu’elles renoncent à l’utilisation de ces substances dangereuses.

Après Lutti, Verquin Confiseur est la seconde entreprise à modifier ses recettes afin d’exclure les dioxydes de titane.

Agir pour l’Environnement a mené six analyses de produits depuis 6 mois mettant en évidence la présence de nanoparticules de dioxyde de titane et de dioxyde de silicium. L’association a également remis, jeudi 19 janvier, à la Secrétaire d’Etat à la Consommation, 200 produits susceptibles de contenir des nanoparticules.

Communiqué du 20 janvier :

 

Nouvelle étude de l’INRA sur la toxicité des nanoparticules : Agir pour l’Environnement demande un moratoire

20/01/2017

 

Le dioxyde de titane, plus connu sous l’appellation E171, est très couramment utilisé dans l’alimentation en tant que colorant. On le retrouve dans de nombreux produits destinés aux enfants : bonbons, chewing-gum, biscuits, chocolats, sauces…

Au vu des résultats de cette étude qui vient s’ajouter à d’autres études inquiétantes, le principe de précaution doit s’appliquer. Les enfants sont en première ligne : ils seraient deux à quatre fois plus exposés au dioxyde de titane que les adultes du fait de leur consommation de confiseries.

Agir pour l’environnement a démontré, dès juin 2016, que les nanoparticules sont déjà présentes à grande échelle dans les assiettes et ce à l’insu du consommateur. L’association a en effet fait analyser cinq produits alimentaires courants contenant du E171. Dans ces 5 produits choisis au hasard, à chaque fois le dioxyde titane se trouve à l’état de nanoparticules. Par exemple, dans des échantillons de bonbons « têtes brulées star effet rose à lèvres » le diamètre moyen des particules est de 29 nm.

Hier, le 19 janvier, des membres d’Agir pour l’Environnement ont apporté à la Secrétaire d’Etat à la consommation 150 produits alimentaires contenant du dioxyde de titane (E171). Agir pour l’Environnement demande le retrait de tous les produits alimentaires contenant des nanoparticules ainsi qu’un moratoire sur les nanoparticules dans l’alimentation.

Les nanoparticules sont des substances extrêmement petites et réactives grâce à un rapport surface/volume. Dans l’alimentation, ces nanoparticules sont utilisées dans les additifs alimentaires pour leurs propriétés nouvelles ou leurs propriétés amplifiées : dioxyde de titane (colorant), dioxyde de silicium (antiagglomérant).

Depuis plusieurs mois, Agir pour l’environnement interpelle les industriels afin pour qu’ils cessent d’utiliser ces substances qui font courir des risques inutiles aux consommateurs. Des fabricants ont ainsi annoncé le retrait du dioxyde de titane comme les entreprises William Saurin, Lutti et Magasins U.

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