Pollution : pour la CGT des Marins “Les deux coques abandonnées par MAERSK au large de la Bretagne doivent être remontées !”

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Brest, jeudi 9 février 2017, après le naufrage de deux coques de la compagnie Maersk au large des côtes bretonnes fin 2016,  le syndicat des Marins du Grand Ouest s’étonne du silence des autorités sur le sujet  mais estime qu’il faut renflouer les deux coques pour éviter tous risques de nouvelle pollution.

 

COMMUNIQUE CGT DES MARINS DU GRAND OUEST

Quelles étaient les conditions sociales des Marins embarqués à bord du MAERSK BATTLER qui remorquait deux coques vers un chantier de déconstruction en Turquie, et pourquoi, les autorités Françaises n’avaient-elles pas détourné vers Brest le 23 décembre 2016 le MAERSK BATTLER ?
Les deux coques abandonnées par MAERSK au large de la Bretagne doivent être remontées !

Landerneau le 9 février 2017

Le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest souhaite revenir sur les deux coques de navires, de type supply abandonnées par l’armateur MAERSK le 22 décembre 2016 à quelques milles de la Bretagne, en bordure du Parc Naturel Marin d’Iroise. Chacune de ces deux épaves contiennent des dizaines de m3 de produits polluants. Le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest dénonce cette méthode de la part du premier armateur mondial, la complaisance dans toute sa splendeur.

Ces coques étaient déclarées par le propriétaire MAERSK dépolluées, nous prenons acte de ce mensonge sans grande surprise, il a menti, y compris aux autorités Françaises aussitôt après le naufrage. Ces navires ne remplissaient pas les conditions pour être remorqué vers un chantier de déconstruction (ils n’étaient pas dépollués), ni le navire qui les remorquait vraisemblablement non plus ! Navire qui aurait dû être détourné vers le port de Brest pour une enquête des autorités maritimes. Mais il ne fallait pas encombrer le port de Brest d’une coque supplémentaire, sauf que celle-là avait un propriétaire bien connu, il ne fallait pas se mêler « découvrir » des conditions sociales des Marins embarqués à bord du MAERSK BATTLER, l’effectif, respect de la Maritime Labour Convention (MLC 2006), et connaître l’état de ce navire remorqueur.

Il y a 15 jours, le navire JIF XPLORER, navire spécialisé, affrété par la Direction Générale de l’Armement (DGA) s’est positionné durant plusieurs jours au dessus des deux épaves abandonnées par l’armateur MAERSK. Les autorités Françaises et la société MAERSK possèdent donc des éléments sur l’état des coques et sur les risques de pollution, car, il y aura tôt ou tard pollution : l’exemple du cargo PETER SIF au fond de la baie de Lampaul à Ouessant depuis le 15 novembre 1979, laisse remonter de temps en temps du fioul à la surface.

Le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest, demande aux autorités Françaises de sortir de leur silence et de communiquer sur les résultats des prospections effectuées par le ROV du JIF XPLORER, les citoyens sont en droit de savoir. Aucune clémence ne peut être envisagée envers les pollueurs des Océans.
La cinquième puissance mondiale doit obtenir « exiger » du propriétaire de ces deux épaves, de les remonter, peu importe le coût de l’opération. Le premier armateur mondial ne peut pas rester sans rien faire, il doit réparer ses « ces » épaves, les autorités Françaises ne peuvent pas, ne doivent pas tout accepter. Des entreprises sont en mesures de pouvoir remonter ces épaves !
Ces épaves doivent être évacuées et tant pis pour le premier armateur mondial, la Mer n’est pas une poubelle ! Une enquête doit aussi être diligentée sur les circonstances et les causes de ce naufrage !

Jean-Paul HELLEQUIN
Secrétaire adjoint et Porte-parole du Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest

C/C : Madame Royal Ministre de la Mer, Secrétaire Général de la Mer, Direction des Affaires Maritimes, Ministère des Transports et de la Mer.

 

 

 

 

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