Bretons, pauv’ cons !

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Bretons, pauv’ cons !

Rennes à 1 h. 30 de Paris, tout est dit. Plus con, tu meurs.

Alors, je vais vous parler simplement car, apparemment, la majorité ne voit plus, n’entend plus, ne ressent plus rien.

En Bretagne, on met 4 h. à faire Brest – Nantes, la capitale historique. Dans les années 70, grâce aux attentats du FLB combinés aux manifestations du CELIB nous avons eu le droit de faire nos routes à grande vitesse, avec nos restes de finances quand une bonne partie est depuis trop longtemps brûlée à Paris.

Oui ! Brûlé, parti en fumée dans un centralisme sans fin, toujours plus draineur des richesses en un point : Paris. Ce même Paris que nous engraissons jusque dans la finance quasi-totale de ses transports publics, ses infrastructures, ses monuments…

Et nous, les bons gros cons qui avons payé des suppléments grande vitesse pendant des années ; nos élus se targuent de mettre Rennes à 1 h. 30 de Paris ! Nous, les bons gros cons qui avons financé cette ligne alors que l’Etat ne mettait pas grand-chose : nous avons investi à l’extérieur de la Bretagne alors que nos transports internes et nos voies de communications sont pitoyables. Nous avons investi pour que nos enfants, nos travailleurs qualifiés, nos jeunes diplômés – les plus diplômés de l’hexagone, nos sièges d’entreprises aillent servir le chevet du centralisme pourisien.

Alors, plus cons tu meurs. Et nos élus, les gros pourris magouilleurs, les escrocs, les affairistes, à faire pâlir de jalousie les plus grosses mafias du monde, sont là à nous vendre notre tombe comme argument politique ! Nos abrutis de bretons qui vont voter pour ça la gueule ouverte comme de gros cons.

Puis les gros parigots qui envahissent notre littoral, bétonnent nos côtes, arrivent ici avec mépris et pouvoir économique, voire politique puisqu’ils remplissent nos conseils municipaux entre autres : ils se frottent les mains. Qu’est-ce qu’on est cons mais qu’est-ce qu’on est cons !

Les mêmes vont nous répondre avec une grosse gueule joviale et moqueuse que nous avons vendu nos terres aux plus offrants. Ce sont les mêmes qui vont jouer les écolos-bobos-neuneus en accusant nos agriculteurs de polluer : ces derniers qui ont dû nourrir et reconstruire la France après guerre alors qu’ils avaient fait la guerre, eux ! Les mêmes qui ont pu sortir la Bretagne de l’exclusion en périphérie européenne par la France et sa politique nombriliste, ne portant aucun message à l’Europe… Sinon en faire un défouloir pour des décisions qui n’appartiennent qu’à sa connerie. L’Europe n’est qu’à l’image de certains Etats qui la composent.

Dirions-nous que les nations d’Outre-Manche sont excentrées ? Elles sont tout à l’Ouest, sur une île et elles se débrouillent sans problème. Le problème, c’est la France. La France, c’est de la merde et nous sommes de gros cons à l’heure où la Catalogne et l’Ecosse font des référendums pour leur indépendance ; à l’heure où la Corse est dirigée par des nationalistes comme une partie d’Euskal Herria (Pays Basque).

Se rapprocher de Paris ? Pour nous éloigner du Nord et du Sud de l’Europe ?

Alors, Breton, ose-toi te regarder dans la glace et arrête de faire ton gros con.

3 Commentaires

  1. Oui, je suis d’accord. Et même plus : si vous regardez en Norvège, en Finlande, en Suède, il n’y a quasiment pas de lignes à grande vitesse. Peut être à peine 80 km en Suède, avec des automotrices ABB, roulant à 200 ou 220 km/h maximum. Un projet de lignes à grande vitesse est en route en Suède, mais rien n’est encore acté ni en cours de construction. 150 milliards de couronnes Suédoises, forcément, ça les fait tergiverser. (Environ 1.56 milliard d’Euros). Sans compter les nouvelles rames grande vitesse à prévoir… Allô Bombardier ? Allô Alstom ?

    Et pourtant… Malgré les conditions climatiques extrêmes en hiver, chez eux, les trains roulent toute l’année. Même après 1 mètre de neige dans la nuit. Bon, il faut dire qu’ils sont équipés en chasse-neiges rotatifs sur rails. Du matériel équivalent à celui de nos amis Suisses (même pour leurs voies métriques…) Et nous, on a quoi ? Des éperons chasse-neige accrochés au nez de vénérables locos Diesel, trois wagons capables de casser les glaçons descendant dans les tunnels en montagne… Et des retards à partir de 1 centimètre de neige. (Ah, oui, aucune volonté politique pour le rail, pardon, j’avais oublié de préciser.)

    Même s’il faut 7 heures environ pour rallier Bergen depuis Oslo, le voyage vous laissera quoi qu’il arrive un meilleur souvenir que 3 heures dans un TGV Français. En Norvège, sur les trajets moyenne ou longue distance, vous aurez à coup sûr une voiture avec un aménagement spécifique pour les jeunes enfants. Cela leur permet de regarder des dessins animés adaptés à leur âge, de jouer à des jeux, de mieux supporter le voyage. Pas comme dans un TGV Rennes – Marseille ou dans un Intercités Paris – Toulouse.

    Vous aurez aussi une voiture snack-bar, aussi bien en Norvège qu’en Suède. Avec des prix Scandinaves bien sûr, mais des services (boissons, friandises, sandwichs, …) autrement meilleurs que les “sandwichs SNCF” ou les jus de chaussette des TGV !

    Et niveau propreté, accueil, confort… Un autre monde. Les agents de train parlent tous au moins Anglais en plus de leur langue natale ! Et chez nous ?

    On continue encore longtemps à payer des surcoûts grande vitesse pour des LGV qui ne font qu’arranger Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Rennes, Strasbourg… avec des retards indécents d’une puissance mondiale comme la France, avec des coupures de ligne pendant 3 à 6 mois, ou des fermetures définitives, avec des agents irascibles, le tout géré par des financiers ?

    Ne vous inquiétez pas. La SNCF a commencé à scier la branche sur laquelle elle est assise il y a des années. L’acte final sera la privatisation par étapes, régionale, avec plusieurs compagnies. Si ces compagnies se débrouillent pour fournir un bien meilleur service qu’avant, moins cher, plus fiable, et plus accueillant… Alors on ne regrettera pas le monopole (qui n’est déjà plus en vigueur pour le Fret, et quelques trains internationaux…)

    J’aime prendre le train. Mais pas dans les conditions actuelles en France.

  2. Pour arriver à ce résultat mettant Rennes et Nantes en banlieue parisienne tout en les éloignant de Brest, il a fallu la complicité passive des Bretons et très singulièrement de l’Emsav ou de ce qui en reste si ce terme désigne encore une réalité. Nous somme dans la bien-pensance absolue visant à donner l’absolution si c’est à la mode environnementale, sociale, sociétale. Pour la LGV il y avait l’équation: Rail = Ecolo. Donc on ne touche pas aux vaches sacrées même si ce réseau se développait hors de Bretagne au détriment d’un rapprochement entre l’est et l’ouest breton. C’est hélas trop tard pour cette fracture. Une autre fracture se produit entre la périphérie littorale + métropoles et le centre, surtout le centre ouest. C’est l’accès au très haut débit numérique. Les derniers servis attendrons 2030, beaucoup d’entreprises auront le délai nécessaire pour mourir plusieurs fois.

  3. Et pour commencer à ne plus être des gros cons, ne cautionnons aucun des candidats à la présidentielle française : pas de candidat pro-Bretagne, pas de vote !

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