Sortir du nucléaire, ou y rester, c’est quoi le plus cher ?

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Abandonner l’atome coûterait 217 milliards d’euros

Image de Une : Fillon et Macron ont (aussi) en commun leurs affinités avec l’Institut Montaigne, et leur intention de développer le nucléaire civil et militaire

Ce coût serait à assumer d’ici à 2035, à en croire le think tank libéral “Institut Montaigne”.

179 milliards l’investissement seraient nécessaires pour atteindre des capacités de production alternatives (renouvelables ou gaz), à 13 milliards l’adaptation du réseau et à 25 milliards l’indemnisation d’EDF.

A en croire leur réflexion, ce choix aurait aussi « un coût politique (…) en raison du non-respect des engagements [de réduction des émissions de gaz à effet de serre] pris lors de l’accord de Paris », « un coût environnemental » et « un risque sur la sécurité d’approvisionnement ».

Mais qu’en serait-il du coût de la poursuite du nucléaire ?

La question des déchets nucléaires à un coût très difficile à évaluer

La Cour des comptes estime à 100 milliards d’euros le « grand carénage » destiné à prolonger l’exploitation des 58 réacteurs actuels au-delà de 40 ans, et leur maintenance jusqu’en 2030.

Il faudrait, dans les mêmes temps, et encore plus au-delà de 2030, construire de nouvelles centrales. EDF avance sa capacité à mettre en service de « trente à quarante » EPR entre 2030 et 2050. La facture d’un tel programme se monterait à environ 200 milliards d’euros, à en croire EDF. On se souvient du triplement du coût de la centrale, encore non-achevée, de Flamanville, entre le devis initial et l’estimation actuelle. On se souvient aussi du coût prévu pour la centrale d’Hinckley Point, en Angleterre, estimé, en premier devis, à plus de 23 milliards d’euros. Le devis initial le plus prévisible pour la construction du nouveau parc serait ainsi plus proche de 800 000 000 000 d’euros.

Un autre problème coûteux se pose : celui de démantèlement des réacteurs actuels, qu’EDF chiffre à 60 milliards d’euros, bien que ne fournissant aucun dossier technique sur ces opérations, laissant planer le doute sur leur coût réel.

Enfin, l’enfouissement des déchets, seule technique envisagée actuellement pour leur gestion, est évalué par EDF à 25 milliards d’euros. Et il ne tient compte que des déchets actuellement en cours de traitement.

 

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