Arrestations arbitraires et musclées en Bretagne : le silence des candidats aux élections.

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Vannes, dimanche 2 avril 2017,

 

Arrestations arbitraires et musclées en Bretagne : le silence des candidats aux élections.

4 Bretons ont été brutalement interpellés à 6 h. du matin, mardi 28 mars par la SDAT (Sous-Direction Anti-Terroriste). Après presque 60 h. de garde à vue, les 4 personnes ont été libérées sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. Ces interpellations faisaient suite à 3 autres, la semaine précédente, avant que les personnes soient également relâchées sans aucune mise en examen.

L’enquête portait notamment sur le dépôt d’un engin explosif devant le siège de la société Variscan en France, à Orléans. Avec l’appui de l’Etat, cette société a procédé à des prospections et des forages en Bretagne et compte bien détruire et polluer les sols, les bassins versants, les sources, araser les reliefs, déboiser et supprimer des terres agricoles. Economiquement, l’opération serait un désastre sur le long terme. Mais, au-delà de tout argument, il convient de respecter le souhait partagé majoritairement par la population qu’il ne soit procédé à aucune extraction minière.

Pourtant, les préjudices sont considérables pour les Bretons inquiétés sur le plan professionnel et moral mais aussi matériel : violence en présence d’enfants ; animaux abandonnés sans soin après les interpellations ; répercussions sur l’avenir professionnel des interpellés ; dégradations de portes, du mobilier, du matériel informatique et confiscation de biens afin de procéder à des mises sous scellés.

Les gardes à vue filmées se sont quant à elles déroulées relativement sereinement si ce n’est la privation de sommeil nocturne pour certains interpellés, des postures de présentation dégradantes durant plusieurs heures (en slip) et des conditions de détention pitoyables : cohabitation dans de minuscules cellules entre 5 détenus pour chacun des quatre interpellés, sommeil dans une couverture de survie et un matelas de 3 cm d’épaisseur à même le sol, etc.

En cette période électorale, il relève de la dignité de chaque breton de ne pas plébisciter un candidat qui ne se sera pas exprimé sur le terrorisme économique et politique de la France en Bretagne. Il semble discret mais il est plus pernicieux, constant et bien plus efficace dans sa politique ethnocide que l’a été celle des régimes totalitaires. Alors que la Bretagne se meurt sur tous les plans, réapprenons à vivre debout. La Bretagne a toutes les forces nécessaires pour s’émanciper et être humainement prospère.

L’Etat français aurait bien mieux à faire en matière de lutte contre le vrai terrorisme. Or il se sert de l’état d’urgence pour apparemment mener de basses manœuvres politiques.

 

Bertrand Deléon,

Candidat AES eo ! (Ambition, Emploi, Solidarité), 1ère circonscription du Morbihan.

2 Commentaires

  1. Les bretons endurent, endurent et semblent en redemander sans sourciller… Pourquoi se priver ? La Guyane, l’Ecosse… arriveront sans violence à se faire entendre ! Mais qu’attendent les bretons pour monter dans ce train que d’autres on eu le courage de mettre sur les rails ? L’occasion est unique, ne pas la saisir est assurer que cet état de colonie, d’esclaves du 21 ième siècle est ” convenu et convenable “…

  2. A noter qu’aucun candidat n’a prévu la moindre avancée pour les provinces (“nations vaincues” en latin), même pas rien qu’une petite promesse moisie qui ne serait pas tenue … En temps de crise, nous sommes encore plus quantité négligeable, la métropole (Ile-de-France) tire encore plus à elle la couverture supposée collective pour Paris et provinces … Pour créer le “grand Paris”, bizarrement, y a du pognon. Pour les nouveaux périph’ de Nantes et Rennes, ce sera aux collectivités locales de se démerder, alors même que diminuent les “dotations de l’Etat”, autrement dit le retour d’une partie de notre pognon. Le grand Paris se fera, les évolutions structurelles en Bretagne, pas.

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