L’industrie agroalimentaire traverse une passe difficile… elle n’est pas la seule !

0

avril 2017,  L’industrie agroalimentaire traverse une passe difficile… elle n’est pas la seule !

Communiqué de presse Coordination Rurale

Agro-écologie

L’industrie agroalimentaire traverse une passe difficile… elle n’est pas la seule !

En publiant le bilan 2016 de l’industrie alimentaire, l’Association nationale des industries agroalimentaires (Ania) a révélé les difficultés de son secteur. En ne mettant pas en doute le diagnostic de l’Ania sur les rapports difficiles avec la distribution ou sur les taxations, la Coordination Rurale n’a quand même pas tout à fait la même appréciation sur le niveau des évolutions des prix des matières premières agricoles.

« Malgré des facteurs favorables (CICE, pétrole, taux d’intérêts), la structure financière des entreprises agroalimentaires ne cesse de se dégrader sous l’influence des GMS, de la fiscalité et des prix des matières premières ». Un dernier point, qui fait tiquer la Coordination Rurale.

Et pour cause, pour les produits qui concernent l’agriculture nationale, les statistiques professionnelles sont beaucoup moins avantageuses, avec :

  • en viande de porc, une hausse de 3,6 % (1,39 €/kg en 2015 et 1,44 €/kg en 2016), au lieu des + 22 % annoncés ;
  • en lait, une baisse de 1,4 % (357 €/1000 litres en 2015 et 352 €/1000 litres en 2016 d’après les chiffres FranceAgriMer remontés à l’Observatoire de la formation des prix et des marges, lesquels englobent tous les laits, du conventionnel au bio, et toutes les appellations), au lieu des + 30 % annoncés ;
  • en blé, une baisse de 10 % (150 €/t en 2015 et 135 €/t en 2016) au lieu des + 16 % annoncés.

Il sera intéressant de vérifier, lors la prochaine publication de l’Observatoire de la formation des prix et des marges, les chiffres officiels sans doute très différents de ceux avancés par l’Ania.

En attendant, la Coordination Rurale estime que, même si l’industrie agroalimentaire traverse une zone de turbulences, les perturbations rencontrées doivent être relativisées face à la situation de faillite généralisée que connaissent les agriculteurs.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here