Bernard Stamm : « Réussir à utiliser le bateau aussi simplement qu’une voiture »

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Lundi 1er mai 2017,

Après avoir disputé quatre parcours construits, samedi, puis un raid côtier, hier, Cheminées Poujoulat et les 30 autres Diam 24 OD engagés dans le Grand Prix Guyader sont restés à terre, ce lundi 1er mai. Le comité de course, a, en effet, pris la décision d’annuler les manches de cette dernière journée de compétition pour les petits multicoques en raison des conditions musclées qui balayent actuellement la baie de Douarnenez. Bernard Stamm, Jean-Christophe Mourniac et Gwen Riou n’auront pas eu la possibilité d’essayer de grappiller quelques places au classement général. Ils finissent ainsi 8e de l’épreuve.

© Jean Marie LIOT

« En baie, le vent est effectivement un peu limite pour les Diam. Si une course avait été lancée et que l’un d’entre nous avait cabané, il se serait alors très probablement fait mener à la côte et ça aurait été très chaud. Le comité a pris une bonne décision », a commenté Bernard Stamm, déçu, malgré tout, de ne pas pouvoir régater aujourd’hui. « Les écarts de points s’étaient largement resserrés hier, à l’issue du côtier. Seuls quatre petits points nous séparaient du 4e. Forcément, nous aurions aimé pouvoir défendre nos chances de remonter au score », a ajouté le skipper de Cheminées Poujoulat qui termine donc ce Grand Prix Guyader 2017 à la 8e place. « C’est n’est pas si mal mais nous pouvons regretter notre connerie sur la première manche car elle nous coûte un peu cher au classement. C’est vraiment bête de se planter de parcours. Les années précédentes, d’autres ont fait la même bêtise que nous. Ça arrive parfois, mais ce n’est pas une excuse. Nous avons mal lu les instructions de course. C’est comme ça », a indiqué le navigateur qui a, ensuite, enchaîné des manches de 3e, 4e, 2e et 7e.

Améliorer la communication à bord
« Globalement, c’est correct. Nous ne parvenons pas encore à vraiment accrocher les premiers mais nous ne sommes pas loin. Sur le raid couru hier, ce qui nous a fait un peu défaut, c’est la communication entre nous. Les prises de décisions se prennent encore trop tard dans certains cas et nous devons y remédier. Ça va rentrer », a noté Bernard qui relève, par ailleurs de nets progrès. « Ça avance dans le bon sens. Nous n’avons plus le problème de vitesse à toutes les allures de VMG que nous avions eu lors du Spi Ouest-France, le mois dernier. A l’époque, ce souci avait vraiment été pénible car lorsque nous étions bien placés, nous ne parvenions pas à tenir notre place. J’ai un temps pensé que c’était lié au poids de l’équipage or ce week-end, bien que Gwen Riou ait remplacé Damien Guillou, nous étions quasiment au même poids », a détaillé le skipper suisse qui s’est donc focalisé davantage sur les réglages, notamment ceux du gréement et des lattes de grand-voile.

Se concentrer sur les détails
« A présent, nous devons aller beaucoup plus dans les détails, échanger les rôles lorsque l’un d’entre nous est mal placé pour faire le boulot afin que le relais soit pris tout de suite, et être plus percutants lors des transitions. En attendant, ce qui est déjà beaucoup mieux, c’est que nous levons plus la tête et que nous sommes ainsi moins à regarder le moteur du bateau que le plan d’eau. Mais nous devons continuer d’autommatiser les choses et réussir à utiliser le bateau aussi simplement qu’une voiture », a conclu Bernard Stamm qui prévoit une session d’entraînement à la mi-mai, avant de s’aligner au Grand Prix de l’Ecole Navale (le championnat de France de la série), à partir du 24 mai, en presqu’île de Crozon.

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