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Les végans, ces nouveaux jacobins

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Les végans, ces nouveaux jacobins

Mercuriale de Juillet 2017

par Jean-Pierre Le Mat

 

 Les Bretons sont régulièrement sommés d’abandonner leur identité au nom d’une morale universelle.
Les premiers à vouloir supprimer nos relations avec notre environnement naturel et culturel furent les Jacobins, pendant la Révolution française.
Uniformisation des lois. Uniformisation des institutions. Une seule langue officielle.
Unification des consciences. En ce temps-là, les penseurs laïques n’avaient pas encore inventé la différence entre sphère publique et sphère privée.
Le tout au nom de l’humanité et des droits universels.
On connait la suite : la terreur partout, le massacre des suspects.
Ce mariage entre une vérité universelle obligatoire et la haine de la diversité a fait de nombreux rejetons. Le véganisme en est le dernier avatar. Il est né dans les milieux de la petite bourgeoisie citadine. Ces gens-là ne connaissent les animaux que par la relation que, lorsqu’ils étaient enfants, ils ont nouée avec le fidèle Médor ou le gentil Félix. Ils s’attaquent désormais à l’élevage breton.
Nous devons répondre à leurs délires et à leurs utopies totalitaires. Certes, comme d’habitude, les plus faibles s’y soumettront. Pas moi.

  Les créationnistes sont révoltés à l’idée que l’homme ne soit qu’un mutant du monde animal. Pour eux, tout est écrit dans la Bible. Les végans sont révoltés à l’idée que la nature ait inventé les carnivores. Pour eux, tout est inscrit dans leur morale. Le roi des animaux ne devrait pas être le lion, mais la gazelle.
          Le problème, pour les végans, c’est la nature. Elle obéit à des lois qui ne sont pas leurs lois à eux.

A commencer par leur propre nature.
Le système digestif humain n’est pas celui des herbivores. Notre dentition est celle des carnivores, avec incisives, canines, molaires. Nos muscles faciaux permettent surtout un mouvement vertical des mâchoires, et non un mouvement horizontal puissant comme chez les herbivores. Notre estomac n’est adapté ni au broyage des graines, ni à la digestion de la cellulose. Notre intestin est beaucoup plus court que celui des herbivores.
Chez l’homme, la digestibilité des plantes est plus faible que celle des viandes. Pour que les plantes soient correctement digérées, il y a deux solutions. la première est de limiter la culture aux espèces les plus digestes, ce qui peut déséquilibrer les sols, empêcher les assolements et perturber la biodiversité. La deuxième solution est de faire confiance à l’industrie agro-alimentaire pour broyer les graines, extraire la cellulose, rajouter des phytases, éliminer les facteurs anti-nutritionnels. Le végétarien est dépendant d’une industrie qui le dépasse et qui peut lui imposer ses vérités. Ses croyances lui imposent de ne pas tenir compte de la réalité et de ses instincts naturels de survie. Il y a peu, un bébé est mort de malnutrition et déshydratation. Ses parents le nourrissait de “lait” végétal ( voir l’info).
Certaines plantes contiennent des perturbateurs endocriniens naturels particulièrement puissants. Citons en particulier le soja. Généralement, les ennemis des perturbateurs endocriniens s’abstiennent d’en parler.

Le véganisme ne doit pas être confondu avec l’écologisme. Les végans n’hésitent pas à affirmer leur refus des lois de la nature. Dans les cahiers anti-spécistes, ils expriment clairement pourquoi ils ne sont pas écologistes (Voir l’article).

La vie se nourrit de la vie. Face au mépris des végans pour la vie végétale se dressent aujourd’hui les révélations des sciences du vivant. La vie et la sensibilité peuvent exister sans un système nerveux central. Depuis l’étonnante expérience de Cleve Backster sur l’intelligence émotionnelle des plantes, les études se sont multipliées. Ces découvertes rejoignent les découvertes sur l’intelligence et la sensibilité collectives que l’on peut retrouver, non seulement dans le monde végétal, mais aussi dans les communautés animales et humaines.

L’argument d’une empreinte écologique plus forte de l’élevage par rapport aux productions végétales est un mensonge. Nous avons évoqué la faible digestibilité des plantes par l’homme. Le déchet non digestible, le transport des nombreux produits exotiques, la sécurité alimentaire et les industries de transformation doivent être pris en compte dans l’analyse du cycle de vie (ACV) d’un menu végétarien.
Au Zoopole de Ploufragan, les chercheurs travaillent sur une nourriture des volailles qui ne serait pas en compétition avec la nourriture humaine. D’autres animaux dont la viande est consommée par l’homme, les ruminants en particulier, ont une base de nourriture locale mais indigeste pour un humain : l’herbe. Une nourriture humaine variée, animale et végétale, entretient la biodiversité.

Dans la nature, la vraie, les carnivores sont des prédateurs et les herbivores sont des proies. Les communautés humaines faisant partie de la nature, les communautés végétariennes sont-elles destinées à être des proies ? Il y a une coïncidence troublante entre le déclin de l’Europe de l’Ouest, l’agressivité envers elle, et l’attrait européen pour le végétarisme. C’était aussi le cas à la fin de l’empire romain, où la nature était devenue un “problème” : Que peut-on manger ? Faut-il avoir des enfants ? Jusqu’où peut-on se défendre contre une agression ?

L’émergence de classes moyennes en Chine, en Inde, en Amérique latine et en Afrique provoque actuellement une augmentation de la consommation mondiale de viande et de lait. La FAO prévoit une augmentation de 30 à 50% dans les 30 prochaines années. Les éleveurs bretons devront sans doute se priver d’une clientèle locale devenue végétarienne. Mais ils doivent jeter leurs regards plus loin que l’Europe de l’Ouest. Ils le font, d’ailleurs, et c’est très bien.

JPLM

A propos de l'auteur

- Jean-Pierre Le Mat est chef d'entreprise et auteur. Il a en particulier réédité et complété l'Histoire de Bretagne de Henri Poisson; Patrick Pearse et l'insurrection irlandaise de 1916; les cent vies de l'hermine; Histoire de Bretagne, le point de vue breton; Enquêtes sur les prophéties de Merlin ; Carnet d'un Bonnet rouge ; Ils ont fait la France. Il anime le site contreculture.org.

Visualiser 11 Comments
Ce que vous en pensez
  1. Ma comparaison des végans avec les jacobins était au départ une provocation destinée à susciter le débat et l’échange d’idées. Les réactions hostiles, exprimant le refus de débattre ou demandant la censure, montrent que ma comparaison était bien plus exacte que je ne l’avais imaginé.

    Mon point de départ est l’agression de L214 contre Henaff, entreprise emblématique de Bretagne. Cette manipulation, dans le style « tous coupables ! », ne correspond évidemment pas à une défense des travailleurs bretons ou des libertés bretonnes. C’est est une attaque contre l’autonomie économique de la Bretagne. Cela fait furieusement penser aux attaques contre l’autonomie politique de la Bretagne lors de la Révolution française. L’analogie s’impose pour plusieurs raisons.

    1 – Pendant la Révolution française le mépris et la crainte des citadins envers les paysans s’exprimait en un mot : les « affameurs ». Ce mot suffisait à condamner ceux qui ont pour charge de nourrir les populations. Aujourd’hui, le terme « productiviste » se suffit aussi à lui-même. Le mépris des agriculteurs bretons est le fil rouge qui relie jacobins et végans.
    2 – La demande de censure de mon article, c’est la prétention d’imposer une idéologie qui se veut généreuse contre la liberté d’expression et surtout la nécessité de réfléchir. C’est l’équivalent du mot d’ordre jacobin : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ». La générosité associée à la répression, cela s’appelle au mieux la démagogie, au pire le totalitarisme.
    3 – Dans cette générosité normalisée envers les animaux, les diversités culturelles n’ont pas leur place. La sympathie que témoignent certains végans envers la diversité bretonne ne doit pas abuser les vrais défenseurs de la Bretagne. Quand l’heure du choix sonne pour les végans, ils se rallient à leurs normes. Hurler avec les loups contre les emblèmes économiques de la Bretagne est un choix.
    4 – Je conçois que notre autonomie économique puisse passer par une évolution de nos entreprises et de nos outils économiques, en allant vers plus de vertu, plus de justice, plus de bio, moins de pollution. Mais quand on s’attaque d’abord aux plus vertueux, il est évident que le but recherché est de détruire et non de progresser.

    L’absence de réflexion, à la fois sur l’intelligence végétale et sur la place des carnivores dans l’évolution biologique, montre que le respect de la nature n’a rien à voir avec l’éthique délirante des végans. Les vrais défenseurs de la nature et les vrais défenseurs de la Bretagne ont tout à perdre à collaborer avec une secte dont le paradis est complètement artificiel.

  2. Thomas dit :

    Les cochons sont absents du paysage breton, français. Abandonner cet élevage ne change rien au paysage rural, ils sont 99% enfermés en bâtiment, Ah si.. on aura plus de problèmes d’algues vertes et de nappes phréatiques souillées.
    L’écroulement d’une filière profitera à d’autres: au maraîchage, à la culture de légumineuses, aux arbres fruitiers, au sarrasin.. Il faut savoir vivre avec son temps et écouter les revendications du peuple.

  3. Guillaume dit :

    “Le roi des animaux ne devrait pas être le lion, mais la gazelle”… Mince ça commence mal. Je crois que Jean Pierre le Mat n’a pas compris le pourquoi du véganisme…

    Il ne s’agit pas du rapport des animaux entre eux mais de l’Humain moderne vis à vis des animaux.

    De toute façon tout ça sent le conflit d’intérêt à plein nez non ?

  4. Gaël dit :

    Tout y est : clichés, mauvaise foi, raccourcis, comparaisons douteuses et mensonges…
    Merci pour ce moment de détente donc avec cet article tellement grossier qu’il m’a fait rire.

    Heureusement, les prochaines générations de breton(ne)s seront bien plus respectueux de leur pays, de leur environnement et de tout les êtres qui la peuplent que votre génération de pollueurs…

  5. Thomas dit :

    Les cochons sont absents du paysage breton, français. Abandonner cet élevage ne change rien au paysage rural, ils sont 99% enfermés en bâtiment, Ah si.. on aura plus de problèmes d’algues vertes et de nappes phréatiques souillées.
    L’écroulement d’une filière profitera à d’autres: au maraîchage, à la culture de légumineuses, aux arbres fruitiers, au sarrasin.. Il faut savoir vivre avec son temps et écouter les revendications du peuple.

  6. berlingot dit :

    Lisez la Bible. Dieu a dit : “Je vous (hommes) donne pour nourriture toute herbe qui porte semence (céréales) …” et les fruits.
    Par contre, la souffrance animale sera le karma de ceux qui les élèvent et les tuent et de ceux qui les dévorent.
    Il n’est pas nécessaire de manger de la viande pour vivre. Je m’en passe très bien depuis plus de 40 ans. Et je suis pourtant Bretonne à 100% (Bertaign galèse). Et j’adore les galettes bretonnes, le beurre salé, l’artichaut breton, les patates bretonnes, etc.

  7. J’avais lu un aussi gros tissu de conneries ! Il n’y a absolument aucun lien entre le jacobinisme et le fait d’être végan ou de manger de la viande ! On peut très bien être anti-jacobin et contre le modèle productiviste dit “breton”, qui est en fait justement purement français dans l’esprit. Je trouve personnellement honteux que Seizh Info publie ce genre d’articles d’un niveau si bas : n’importe qui peut déverser son fiel sur des gens qu’ils haient et écrire à Seizh Info ? Cela n’est en rien du journalisme… Tristement, BG

  8. Champaud dit :

    Bravo! une fois encore, à Jean-Pierre Le Mat et à son excellente plume, expression du bons sens de nos pères mise au service des causes bretonnes pour servir et guider vers un espoir breton nos enfants et petits-enfant

  9. Mariannig dit :

    Savez-vous qu’un des leader des produits véganes présents dans la grande distribution, est Sojasun, entreprise bretonne située en Ille et Vilaine? Votre article parle de carnivores et d’herbivores. A aucun moment vous ne parlez d’omnivores, qui est pourtant la nature de l’homme. Cet article n’a rien de sérieux, vous avez réussi à perdre toute crédibilité en 2 minutes…dommage!

    • Yoann dit :

      Bonjour Mariannig,

      L’existence de Sojasun semble confirmer ce que dit Jean Pierre Le Mat sur la dépendance de l’alimentation végane à l’industrie.
      D’autre part, comme vous le dites, l’homme est omnivore, c’est à dire à la fois végétarien et carnivore, et pas végan uniquement. Je ne pense pas que Jean Pierre Le Mat parle de manger de la viande exclusivement.

      Yoann

      • Cécile dit :

        “l’homme est omnivore, c’est à dire à la fois végétarien et carnivore, et pas végan uniquement.” cela veut dire qu’il à le choix et qu’il peut s’adapter et dans un monde comme le notre où la production de viande est la première cause du réchauffement climatique l’Homme devrait s’adapter en devenant vegan…L’adaptation est un cadeau de la nature pour qu’une espèce puisse perdurer dans le temps. Et concernant Sojasun, vous avez tout faux, on peux manger bien d’autres choses d’ailleurs très peu industrialisé comme les légumineuses, eles légumes, les fruits, les céréales, les oléagineux, etc.En quoi sojasun est différente de yoplait et herta par exemple? D’ailleurs comment les carnistes font sans l’industrie de la viande et du lait pour vivre? Qui est dépendant des industries exactement? Pour l’article…Juste un tissu d’âneries…

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