Tour de France à la Voile : Bernard Stamm «L’objectif de terminer dans le Top 5 était largement atteignable»

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Samedi 29 juillet 2017,

 

Le Tour de France à la Voile s’est achevé ce week-end après trois semaines de compétition, huit actes et autant de villes-étapes, puis 17 manches disputées. Suspense, spectacle, compétition de haut niveau, lisibilité et émotions : cette 40e édition a, assurément, tenu toutes ses promesses. Et si FDJ – Des Pieds et des Mains a remporté l’épreuve avant même l’ultime course, derrière, la bagarre a été belle à tous les étages, jusque dans les dernières longueurs. En ce qui le concerne, le Team Cheminées Poujoulat, a montré de belles choses et fait preuve d’une jolie régularité, terminant plus de la moitié des régates dans le Top 8. Reste que Bernard Stamm, Jean-Christophe Mourniac et Gwen Riou se sont vu privés de Super Finale Or à la suite d’une collision avec Team Occitanie Sud de France dans le dernier raid côtier de la compétition. L’équipage emmené par Billy Besson, qui leur a refusé une priorité, a détruit l’un des flotteurs de leur Diam 24 OD, réduisant ainsi toutes leurs chances de rentrer dans le Top 5 au général, et donc d’atteindre leur objectif. Un vrai coup dur pour le skipper Suisse et ses hommes qui terminent 9e au général après avoir remporté la finale Argent, mais qui, d’ores et déjà, se focalisent sur le TDF 2018 en sachant que les places d’honneur sont largement à leur portée.

© LIOT Jean Marie

Bernard, vous terminez par une victoire dans votre groupe aujourd’hui. On imagine que même si vous auriez préféré courir dans le Rond Or, vous êtes content de finir sur cette note ?
« C’est vrai que ça fait du bien. C’est sympa de finir par une première place. Après, c’est sûr qu’on est déçu de ne pas avoir pu défendre nos chances en Finale Or. Bien sûr, il y a eu l’accident hier, avec Team Occitanie Sud de France qui nous a refusé un tribord, ce qui nous a détruit un flotteur et contraint à l’abandon, mais il n’y a pas eu que ça. On est parvenu à rester régulier sur ce Tour, en revanche, on n’a jamais réussi à véritablement transformer l’essai en points à l’issue des cinq Super Finales pour lesquelles on s’est qualifié. C’est d’ailleurs un peu vrai aussi pour les raids. En début de saison, on avait super bien marché sur ce type d’exercice. Là, un peu moins. Certaines fois, on a pris des pénalités un peu bêtes. Bien sûr, ça a été un peu pareil pour tout le monde, mais ça aurait bien qu’on arrive à être régulier plus tôt. Sur le premier raid, on a terminé 14e. On a donc lâché des points trop vite. Au final, ce que nous avons produit est plutôt positif. C’est sûr qu’une manche comme celle d’hier, où on se fait rentrer dedans, ça plombe le classement mais c’est aussi arrivé à d’autres, comme Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan ou Team SFS. Ce genre de coups durs est impossible à prévoir, malheureusement, il y en aura toujours. En résumé : il est impératif d’être régulier pour ne rien avoir à regretter si ce genre d’incident vient à se produire. »

Quel bilan tirez-vous de ce Tour de France à la Voile 2017 ?
« On a passé un super Tour. On a pas mal progressé. On sait que l’objectif de terminer dans le Top 5 qu’on s’était fixé au départ était largement atteignable, même si, aujourd’hui, sur l’épreuve, les places sont chères. Le niveau monte. Cette année il était déjà bien plus haut que l’année passée, mais en plus, il est monté à mesure que le Tour a avancé. Il ne faut surtout pas lâcher de points au début en se disant qu’on va se refaire ensuite. Dans le contexte actuel, avec le plateau qu’il y a, ça ne peut pas marcher. En ce qui nous concerne, on a eu une espère de temps de mise en route. Pourtant, on avait pas mal bossé, mais on s’est retrouvé dans un mode « compétition », avec un peu plus de pression, ce qui a généré d’autres trucs. »

Quels sont les points à améliorer pour la suite ?
« On a fait des choix, notamment celui de faire toutes les manches tous les trois, sans jamais tourner et changer de configuration d’équipage. Je crois qu’on est les seuls à avoir fait ça. Je pense que c’était bien, mais il va falloir qu’on débriefe avec les autres pour, peut-être, faire quelques ajustements à ce niveau. Ce qui est sûr, c’est qu’après ce Tour, on sait de mieux en mieux ce qu’il faut faire pour que ça marche. Aujourd’hui, l’un de nos atouts, c’est le vent fort. Ce qui fonctionne également, c’est qu’on n’a pas de problème au niveau de la nav’ et des positionnements sur les raids, même si on a fait quelques erreurs stupides lors de certains croisements. Sur les départs, Kinou (Jean-Christophe Mourniac) a toujours réussi à nous placer correctement et ça c’est bien. Par ailleurs, on pensait qu’on ne serait pas forcément très à l’aise dans la vraie molle or, finalement, ça a été. C’est plutôt lorsqu’il y a eu du vent moyen qu’on a un peu souffert. Il va falloir que l’on bosse sur les changements de mode et qu’on améliore la communication à bord. On sait qu’on a de la marge de progression là-dessus. »

Comment envisagez-vous la suite ?
« Nous serons présent sur le Tour de France à la Voile 2018. Le format de l’épreuve devrait être amené à changer un peu, mais on ne sait pas trop dans quelle mesure. En termes d’objectif, il est évident que l’on reviendra avec le même que cette année. On sait que le Top 5 est à notre portée et on ne peut pas repartir avec des ambitions revues à la baisse. Dans l’immédiat, je vais me concentrer sur la Transat Jacques Vabre, course que je vais disputer en double avec Lionel Lemonchois sur le Maxi80 Prince de Bretagne et pour laquelle Cheminées Poujoulat m’apporte également son soutien. Ça va venir vite. Nous allons commencer le 16 août prochain. Après, il restera peu de temps pour faire connaissance avec le bateau, mais j’ai hâte. »

Un dispositif d’envergure pour renforcer la notoriété du groupe Cheminées Poujoulat sur le Tour de France à la Voile
Cheminées Poujoulat a été très présent pour sa troisième participation sur le Tour de France à la Voile. Au-delà de son partenariat avec le skipper Suisse Bernard Stamm, qu’il accompagne depuis 2003 et avec qui il a écrit, au fil des ans, une histoire d’hommes authentique au service de la performance et du développement à long terme, le leader Européen des systèmes d’évacuation de fumée a, en effet, souhaité continuer de développer sa notoriété au travers de l’évènement dont il est partenaire officiel.

 

Présent à toutes les étapes de l’épreuve (exception faite de Roses, en Espagne), l’entreprise a ainsi mis en place différentes opérations :

-Auprès de ses clients : Pas moins de 120 personnes ont été accueillies sur l’ensemble du Tour de France. (embarquement en mer  pour assister aux régates, déjeuner au cœur du village de la course et échange avec Bernard Stamm.
Sur l’épreuve, quatre clients ont, par ailleurs, eu la chance de participer à une manche de type Stadium (coefficient 0) à bord du Diam 24 OD Cheminées Poujoulat, vivant ainsi la course en immersion totale.

– Auprès de ses salariés, afin d’échanger et de partager : Une soixantaine de salariés du Groupe : Westa (Tourcoing), Poujoulat Belux (Belgique) et le siège (Niort) ont été reçues en famille au Yacht Club du Tour de France pour un moment de convivialité et de partage, à Dunkerque puis aux Sables d’Olonne.

– Auprès du grand public, afin de renforcer sa notoriété et celle du Tour : Afin de s’assurer également une visibilité auprès du grand public, Cheminées Poujoulat a animé un stand de 16m² avec des animations et de nombreux lots à gagner, mettant en avant le partenariat avec l’ONG Planète Enfants et Développement depuis 2009.

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