Les élus et Bretagne Vivante sont responsables de la menace d’extinction d’espèces d’oiseaux

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Selon un récent bilan réalisé par l’association Bretagne Vivante sur les 5 départements bretons, la moitié des oiseaux nicheurs de Bretagne sont en voie d’extinction.

Parmi les espèces, la sterne de Dougall. Alors que Bretagne Vivante accablait l’ibis sacré d’imaginaires cas de prédation, les populations de sternes de Dougall n’ont jamais été aussi basses depuis l’extinction quasi-totale de l’ibis sacré sous nos climats. Or Bretagne Vivante avec l’appui de l’Etat et de ses préfectures avait motivé le massacre de l’espèces par des tirs en pleines périodes de nidification, mettant à mal l’ensemble des espèces protégées et risquant une catastrophe sanitaire par les nombreux cadavres d’oiseaux en décomposition sur les zones naturelles. Depuis, les comptes-rendus du CNRS et l’étude d’étudiants en diverses filières ont donné raison au Collectif pour la Protection de l’Ibis de Bretagne : l’oiseau n’était pas invasif, pas exotique, protégé par la Convention de Berne et les conséquences des opérations de tirs organisées par le Ministère de l’Environnent de France, soutenues par des associations comme Bretagne Vivante, ont été catastrophiques. L’ibis sacré a même permis de renforcer les effectifs de spatules. Bretagne Vivante le sait et ils osent sans vergogne le remarquer, sans en mentionner les raisons.

Jamais Bretagne Vivante n’avait jusque-là osé s’attaquer au vrai problème : la spéculation immobilière appuyée, voire planifiée, par les élus des partis parisiens en Bretagne, dans le cadre du tout-tourisme littoral autant néfaste pour la nature que pour l’économie diversifiée, durable et non dépendante. Force est de constater que Bretagne Vivante n’a pas eu la même attitude vis-à-vis des élus de gauche et de droite : suite à la destruction de zones humides importantes à Saint-Avé, sous les mandats des maires Hervé Pellois, député, et Anne Gallo, vice-présidente à la Région administrative, Bretagne Vivante a mis beaucoup de temps à réagir puis a reculé en organisant des visites patrimoines sur site pour faire oublier la catastrophe. François Goulard, président du Conseil Départemental, n’a pas eu le même égard dans son choix du tout-tourisme destructeur et du bétonnage des côtes. Ainsi, le roitelet local, a décidé de ne plus gratifier Bretagne Vivante par l’allocation d’une subvention, estimant que l’argent des impôts est le sien. Parallèlement, son propre fils est à la tête d’une inutile association de mise en valeur des menhirs de Carnac, grassement subventionnée, déficitaire et attribuant de beaux salaires…

Les espèces animales sont victimes de nos choix politiques et de la docilité des subventionnés.

Voilà, tout est dit, le bulletin de vote sera le coup de balai. A vous de voir !

 

Bertrand Deléon.

1 COMMENTAIRE

  1. Bien envoyé! Ce que dit Bertrand est parfaitement exact. Je vais en vacances depuis plus de 50 ans au Croisic, et je n’ai jamais vu autant de spatules que depuis l’arrivée des ibis sacrés. Ceux-ci, par ailleurs, n’ont absolument pas empêché les aigrettes (grande et garzette) de conquérir de nouveaux territoires et de s’installer
    en grande quantité justement là où nichent les ibis.

    Ces derniers ont été accusés de transmettre des maladies, du fait qu’ils fouillaient dans les décharges. L’argument est particulièrement malhonnête puisque celles-ci, depuis toujours, accueillent mouettes et goélands, moineaux, étourneaux, corneilles et que nul n’y a jamais trouvé à redire.

    Le plus ridicule est l’argument de la “pollution génétique”. Faut-il que celui qui l’emploie soit d’une ignorance crasse! Les espèces les plus proches génétiquement de l’ibis sacré (genre Threskiornis) en France sont l’ibis falcinelle (genre Plegadis) et la spatule blanche (genre Platalea), avec lesquels aucun hybride n’est possible. A moins qu’il ne s’agisse d’une manipulation. J’espère qu’il est revenu depuis sur cette déclaration!

    Oui, les ibis sacrés peuvent être des prédateurs… Je l’ai constaté et ne le nie pas. Qu’on leur attribue ce qui est clairement dû aux manquement de notre espèce vis-à-vis du milieu est mensonger, irresponsable, pitoyable mais a en effet le “mérite” de détourner le regard de la population.

    Oui, l’ibis sacré est une espèce introduite. J’ai travaillé à Branféré dans ma jeunesse et je me rappelle fort bien la colonie, constituée d’individus non-volants et d’individus volants. A ce titre, elle n’aurait peut-être pas dû avoir sa place “chez nous”, mais on l’a laissée prospérer pendant 30 ans et, avant le massacre, elle avait pris une place intéressante dans la biodiversité, favorisant les spatules, entre autres, et contenant les écrevisses américaines. S’il fallait l’éradiquer, c’était avant, sans attendre qu’elle atteigne plusieurs milliers d’individus. Ce faisant, on a perturbé des colonies entières d’oiseaux non concernés et bousculé l’équilibre, sans compter la souffrance engendrée.

    Actuellement, nombre d’espèces d’oiseaux présentes au Maroc gagnent le sud de l’Espagne, pas seulement à cause du réchauffement climatique, mais parce que c’est le lot de la plupart des espèces de chercher à étendre leur aire de répartition. Lorsque ces espèces (Vautour de Rüppell, buse du Maghreb, martinet cafre, tourterelle maillée, roselin githagine, flamant nain, courvite isabelle, bulbul des jardins) parviendront en France, ce qui compte, c’est qu’il y ait encore, espérons-le, un milieu accueillant pour les recevoir, pas leur caractère autochtone, concept souvent douteux. Donc, il faut, comme le souligne l’auteur, protéger les biotopes
    de la rapacité humaine.

    Bravo Bertrand, continuez votre combat!

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