Œufs contaminés : le vrai visage du libre-échange qui agace les agriculteurs

0

Jeudi 10 août 2017, Œufs contaminés : le vrai visage du libre-échange qui agace les agriculteurs

 

Communiqué de presse Coordination Rurale 56

Après la Suisse, l’Allemagne, la Suède et le Royaume-Uni, la France est à son tour touchée par l’affaire des œufs contaminés dont l’épicentre se trouve aux Pays-Bas. La société Futur Oeuf, installée à Lanouée (56) a importé 295 000 œufs contaminés au fipronil en provenance de Belgique. Pour Noël Rozé, éleveur et président de la Coordination Rurale du Morbihan, « cette affaire est un exemple supplémentaire de la folie du libre-échange dérégulé ».

L’entreprise morbihannaise affirme utiliser dans ces préparations quasi-exclusivement des œufs bretons. Manque de chance, leur soi-disant résidu d’importations étrangères vient de se faire épingler. Pour Noël Rozé, « nous pouvons légitimement nous interroger sur la nécessité d’importer des œufs des Pays-Bas, quand les poulaillers bretons ont la capacité de fournir les industriels ».

Selon l’entreprise, il s’agit de répondre à une commande de l’un de ses clients. Certainement une demande où la qualité importe peu mais où les coûts doivent être tirés au plus bas … Pour l’éleveur breton « on touche ici à la folie du libre-échange et au modèle de l’agro-industrie où, pour des considérations économiques on prend le risque de mettre en danger la santé des consommateurs. » Selon lui, il est urgent « d’harmoniser les normes sociales, fiscales et environnementales au niveau européenNos agriculteurs subissent cette distorsion de concurrence. Il propose : « les produits alimentaires issus de pratiques non autorisées en France doivent être interdites. Toute importation doit être conforme au cahier des charges qui nous est imposé. »

Enfin, il ajoute : « tout ceci pose la question de la traçabilité et de l’étiquetage. Nous ne pouvons que conseiller de consommer français. »

Les agriculteurs bretons contrôlés

Dans le Morbihan, les services de la DDPP mènent des inspections dans les élevages de poules pondeuses ainsi que dans tous les établissements de la filière œufs et ovoproduits pour vérifier l’absence d’utilisation du produit antiparasitaire falsifié. Quand certains fautent aux Pays-Bas et en Belgique, ce sont les agriculteurs bretons qui sont contrôlés. Un comble !

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here