Communiqué de presse Ecoles Diwan de Nantes et Saint-Herblain

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Naoned, d’ar Sul 3 a viz Gwengolo 2017 -Kemenadenn skolioù Diwan Naoned ha Sant-Ervlan
La manifestation de samedi a mobilisé 250 personnes à Nantes et 1400 personnes à Quimper. En début de matinée, une délégation, composée des présidents des associations d’éducation populaire (AEP) de Nantes et de Saint-Herblain et de la présidente du réseau des écoles Diwan, a été reçue par François de Rugy, président de l’Assemblée Nationale ; la même délégation a ensuite été reçue en préfecture, par le sous-préfet de permanence.
Face à l’urgence de la rentrée, aucune solution concrète n’est sur la table, pas plus qu’un calendrier pour une solution de long terme, à savoir un travail législatif pour permettre aux écoles Diwan d’accéder à un statut public adapté, conformément à sa revendication depuis 40 ans.
Malgré une écoute attentive et un accueil compréhensif de la situation nos écoles maintiennent les actions prévues lundi :
– la fermeture des deux écoles de Nantes
– une rentrée des classes symbolique devant la préfecture de Nantes lundi matin dès 9h.
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Quel bilan de notre mobilisation jusqu’à présent ?

On compte des dizaines de soutiens d’élus, dont Johanna Rolland, et nous en enregistrons chaque jour de nouveaux (liste en cours de rédaction).
Le président de l’Assemblée Nationale, François de Rugy, nous a assuré de son soutien.
Le recours au contrats aidés est pour nos écoles la seule possibilité d’employer des personnes pour les services périscolaires et pour renforcer les équipes pédagogiques. Sans eux, nos écoles fermeraient.
Monsieur de Rugy nous a assuré qu’il écrirait à la préfète de Loire-Atlantique, Nicole Klein, pour qu’une solution soit mise en place pour l’ensemble des écoles de Loire-Atlantique et que les écoles de ce département soient traitées comme l’ensemble des écoles Diwan de la Bretagne historique. Lundi midi, il abordera aussi la question avec la préfète au cours d’un déjeuner avec les parlementaires du département.
Sur le fond, il faudra mener un chantier législatif, avec l’appui de parlementaires. C’est la seule solution pour sortir de cette quadrature infernale et démontrer qu’une école associative, laïque et gratuite comme la nôtre, répondant à tous les critères de service public, peut exister dans le monde de l’éducation.
La rencontre avec le sous-préfet, Stéphan de RibouI a également permis d’exposer la situation. Sensible à notre modèle et à l’écoute du contexte, il doit remonter nos informations à la préfète et les croiser avec la préfecture de la région administrative de Bretagne et les ministères afin que cette situation d’urgence soit résolue de la même façon pour toutes les écoles
Nous souhaitons que cet accueil compréhensif se traduise rapidement par des engagements concrets afin que cette rentrée soit rendue possible. Nous avons demandé à nos interlocuteurs la mise en œuvre d’une solution pour que nos écoles ouvrent au plus tard, jeudi 7 septembre.
La balle est dans le camp des services de l’Etat et du gouvernement.

Un réseau d’écoles qui restera mobilisé

A travers toute la Bretagne, une dizaine de reports d’ouvertures d’écoles sont déjà répertoriés, l’ensemble du réseau Diwan reste mobilisé.
Diwan existe du fait des carences d’une Education Nationale ne donnant pas sa place à la langue bretonne. Diwan réclame la prise en charge de ses écoles dans un service public d’enseignement démocratique et rénové, permettant l’utilisation du breton comme langue d’enseignement. Cette revendication existe depuis 40 ans. Auprès des parlementaires et des collectivités territoriales bretonnes, Diwan porte aussi des propositions concrètes pour faire évoluer le cadre législatif.

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