Une solution pour Diwan, maintenant ! Rassemblement mercredi 6 septembre, 10h30 place de Robien, St-Brieuc

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St Brieuc, mercredi 6 septembre 2017,

 

Une solution pour Diwan, maintenant !
Rassemblement mercredi 6 septembre, 10h30 place de Robien, St-Brieuc
La suspension des contrats aidés par directive ministérielle début août met les écoles Diwan dans une grande fragilité. Le personnel non-enseignant est géré par les AEP (Associations d’Education Populaire) et l’enseignement bilingue par immersion proposé par le réseau Diwan étant gratuit, les moyens des AEP sont très limités, et ne permettent pas d’embaucher des employés en CDI ou CDD non aidés. Sans ces contrats aidés qui concernent à la fois les assistantes maternelles, les services
périscolaires (cantine et garderie) et l’entretien des locaux, les écoles ne peuvent pas fonctionner et de nombreux élèves n’ont pas pu faire leur rentrée. L’absence de volonté des responsables politiques et du gouvernement de débloquer la situation prend nos enfants et leurs écoles en otage. En jouant la montre et en comptant sur l’essoufflement de la mobilisation, ils prennent le risque de provoquer la fermeture d’écoles. Si cela se produisait, il faudrait l’assumer politiquement.
Au delà du service d’éducation, l’action associative de Diwan participe très significativement au dynamisme culturel local et contribue au rayonnement de la langue et de la culture bretonne qui rend nos territoires si attractifs. 40 ans après la naissance de Diwan, et malgré des résultats attestés et une qualité d’enseignement
qui a fait ses preuves depuis très longtemps, les avancées se font attendre pour les AEP (Associations d’Education Populaire) qui gèrent le fonctionnement des établissements et doivent supporter des frais démesurés, comportant la prise en charge des salariés non-enseignants, des locaux, du matériel et des projets pédagogiques. Cette charge financière les empêche de pérenniser les employés non- enseignants, et de stabiliser les équipes pédagogiques, et plus globalement de proposer une offre de postes de travail en langue bretonne de qualité. Par ailleurs, contrairement à l’enseignement catholique qui peut disposer des locaux de l’Eglise,
le réseau Diwan n’est pas propriétaire de locaux et les AEP doivent solutionner cette question et souvent faire face à des frais démesurés. Le choix affirmé collectivement par Diwan de maintenir un service d’éducation laïque, gratuit et ouvert à tous, se heurte à un fonctionnement qui n’a pas évolué depuis trop longtemps. Diwan pallie aux manques de l’Etat et propose depuis 40 ans un enseignement bilingue par immersion dans un esprit de service public. Mais il ne dispose toujours pas des financements publics correspondants, tant pour l’enseignement que pour les services périscolaires de cantine et garderie.
Au delà du renouvellement immédiat des contrats aidés pour répondre à l’urgence de la situation, il est grand temps pour Diwan d’obtenir de nouveaux droits :
1) Le versement du forfait scolaire pour tous les élèves scolarisés, quels que soient leur commune de
résidence, à l’instar de ce dont bénéficie l’enseignement bilingue public depuis la Loi NOTRe. A l’heure actuelle les parents Diwan financent par deux fois le coût de scolarisation d’un élève. Une première fois dans le cadre de leurs impôts qui financent le budget des communes et notamment les écoles primaires. Et une deuxième fois lorsque ces communes refusent de reverser à Diwan ce qu’elles reçoivent de l’Etat, et que l’AEP dont ils sont responsables doit compenser le manque à gagner. Les
parents n’ont pas à payer deux fois ! Un nouveau cadre législatif est nécessaire. C’est un minimum indispensable pour sécuriser ces emplois non-enseignants, qui devra à terme déboucher sur une prise en charge totale des collectivités.
2) Le droit de disposer de locaux scolaires adéquats.
3) La prise en charge et titularisation par l’Etat des enseignants sous statut Diwan ayant plus de 5 ans
d’ancienneté, dans le cadre d’une reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle.

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