Catalogne : réaction de Yannick Kerlogot, député des Côtes-d’Armor

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Voici la réaction de M. Yannick Kerlogot, député de la 4ème circonscription des Côtes-d’Armor, et nous le remercions. Il s’agit de la troisième réponse des 37 députés bretons au courrier de l’association Bemdez.

« En quelques mots, je vous dirais que je suis inquiet devant l’escalade des positionnements pris ces derniers jours. Je le suis d’autant plus qu’une fracture profonde n’augurant rien d’autre que le conflit est en train de déchirer la population Catalane. L’image des forces de l’ordre agissant avec violence sur les électeurs lors du dernier référendum est inacceptable. Je note que cette consultation n’avait pas obtenu l’aval de Madrid. Je note également le sursaut des unionistes, notamment ces dernières heures.

Un peuple doit pouvoir s’autodéterminer. L’Espagne fonctionne selon une décentralisation “à la carte” : la Navarre, la Galice, le Pays Basque et la Catalogne sont les régions disposant du plus grand nombre de compétences.

Aujourd’hui il me paraît inévitable d’organiser une nouvelle consultation, organisée conjointement par Madrid et Barcelone. Pour ce faire, les institutions européennes doivent prendre position et réclamer ce nouveau référendum qui doit être déterminant pour la suite des événements. Ce sont bien les catalans qui doivent déterminer la suite à donner : ou bien l’instauration d’une indépendance ou bien l’autonomie actée dans une organisation contrôlée par Madrid. La solution et l’apaisement se trouvent dans les fondements de la Démocratie. »

La réponse de M. Kerlogot est engagée et courageuse car, à travers cette réaction, au même titre que M. Molac, ce député va à l’encontre de la position exprimée par son parti politique, majoritaire, et du Président de la République Française élu sous cette même étiquette.

Nous notons que M. Kerlogot condamne la répression violente menée par le gouvernement espagnol et souligne le droit inaliénable à l’autodétermination. M. Kerlogot souligne le sursaut de dernière heure des unionistes. De là, nous temporiserons sa réponse puisque cette mobilisation à grand renfort de spots médiatiques était motivée par le gouvernement de la monarchie espagnole souhaitant drainer des manifestants des quatre coins de l’Espagne pour marcher sur Barcelone. Or la mobilisation fut moindre que chaque manifestation spontanée du peuple catalan. Et nous ne parlerons pas de la mobilisation ratée organisée à Madrid la veille. Enfin, M. Kerlogot ne remet pas directement en cause la validité du référendum du 1er octobre. Cependant, le député de la 4ème circonscription des Côtes-d’Armor note que Madrid n’en avait pas donné l’aval avant d’exprimer le souhait d’un nouveau référendum en Catalogne, mené conjointement par l’Espagne, la Catalogne et l’Europe. Nous serions tentés d’ajouter qu’il faudra que les médias soient libres et que la population ne soit pas plus influencée par le chantage, la manipulation et la répression institués par le pouvoir espagnol  !

 

Pour Bemdez,

Bertrand Deléon.

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