Halloween – Toujours autant de bonbons fourrés aux nanoparticules !

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Mardi 31 octobre 2017,  Halloween – Toujours autant de bonbons fourrés aux nanoparticules !

 

Signataire(s) du communiqué

Dans un sondage exclusif IFOP commandé par l’association Agir pour l’Environnement :

  • 86% des personnes interrogées déclarent ne pas se sentir suffisamment informées sur les usages et les risques des nanoparticules dans l’alimentation.
  • 67% des personnes interrogées indiquent être inquiètes de la présence de nanoparticules dans les produits alimentaires.

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Alors que les enfants s’apprêtent à fêter Halloween en consommant des bonbons qui souvent, contiennent de additifs que l’on retrouve sous forme de nanoparticules, Agir pour l’environnement réitère sa demande aux pouvoirs publics de protéger les consommateurs et de faire respecter la loi sur l’étiquetage.

Mm’s, Skittles, Malabar, chewing-gums New’R, gâteaux Napolitains LU, biscuits Tea time Delacre… La nouvelle enquête de l’association dans les rayonnages des magasins confirme que la situation n’a guère progressé, un an après les premières alertes auprès des médias et de la saisine de la Répression des Fraudes : les 300 produits alimentaires suspects identifiés il y a un an sont toujours en vente (ou au format imprimable PDF) et toujours aucune mention de la formule [nano], pourtant obligatoire sur les étiquettes !

De plus, à chaque fois que des analyses indépendantes sont conduites, la présence de nanoparticules est avérée et l’infraction à l’obligation d’étiquetage démontrée !

« Comment peut-on laisser les industriels exposer impunément les enfants à ces substances dangereuses ; qui-plus-est en les laissant déroger à la loi sur l’information du consommateur ? » s’interroge Magali Ringoot, coordinatrice de la campagne sur les nanotechnologies. « Le gouvernement doit enfin passer à l’action et profiter des Etats Généraux de l’alimentation pour stopper cette nouvelle menace qui pèse sur nos assiettes ! ». C’est également le sens de la demande exprimée par une coalition d’ONG de plus en plus large, le 23 octobre dernier.

Les signaux d’alerte sont en effet inquiétants. Si la taille extrêmement petite de ces substances (10 000 fois plus petit qu’un grain de sel) permet des propriétés nouvelles, elle permet également de pénétrer plus facilement le corps humain. De plus en plus d’études scientifiques documentent la toxicité des nanoparticules. Récemment, une étude de l’INRA a montré que des rats ayant ingéré des nanoparticules de dioxyde de titane développent des lésions précancéreuses au bout de … 3 mois ! L’ANSES préconise d’ailleurs de limiter l’exposition des consommateurs en favorisant les produits sûrs, dépourvus de nanomatériaux et recommande de peser leur utilité. Le dioxyde de titane est classé cancérigène probable par le CIRC.

Dans l’alimentation, c’est par les additifs que les nanoparticules s’invitent à notre table, notamment avec le colorant dioxyde de titane ou E171 et l’anti-agglomérant dioxyde de silicium ou E551.

Pièces jointes :

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