Livre – José Beyaert : vélo d’or

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Au milieu des années 1970, l’écrivain Auguste Le Breton, l’auteur de la série policière Riffifi, présente à son ami Jules Dassin, réalisateur notamment des Forbans de la nuit et de Jamais le dimanche, un projet de film sur le cycliste José Beyaert. Le cinéaste découvre avec étonnement ce coureur à la vie d’aventurier, qui réside à l’époque en Colombie…

Dans son projet, Auguste Le Breton brosse le portrait du seul Français, détenteur du titre de champion olympique de cyclisme sur route, obtenu à Londres en 1948. L’écrivain raconte les deux années professionnelles de Beyaert aux côtés de l’exceptionnel grimpeur René Vietto, et puis les années colombiennes… Des pages de l’histoire de José Beyaert figurent d’ailleurs dans Rouges étaient les émeraudes (1971) et Les Bourlingueurs (1972), deux livres d’Auguste Le Breton.

Le film est sur le point de se réaliser…

Coup du sort. En 1973, le réalisateur américain Franklin J. Schaffner adapte à l’écran l’histoire romancée d’Henri Charrière dit Papillon, un bagnard qui a publié son récit d’aventures en 1969. Le célèbre bourlingueur français interprété par Steve MacQueen. Les producteurs de Jules Dassin estiment alors que le parcours d’aventurier de José Beyaert est proche de celui de Papillon – ce qui est faux – et renoncent finalement à produire le film.

C’est pourquoi on se souvient encore aujourd’hui de Papillon mais pas de Beyaert.

Le journaliste d’investigation britannique Matt Rendell lui a rendu vie dans Olympic Gangster, une biographie publiée en 2009 en Angleterre qui n’a jamais été traduite. Cet hommage est donc resté confidentiel en France.

« C’est le genre d’histoire qu’on verrait bien dans un biopic à l’américaine. Né dans la rudesse du Nord, sacré à coups de pédale, puis exilé en Amérique latine avant de tremper dans des trafics louches et enfin de revenir mourir dans son pays. José Beyaert est un héros de cinéma qui ne trouvera sans doute jamais de réalisateur. Trop tard, trop loin, trop compliqué. Et puis, Henri « Papillon » Charrière, au parcours semblable, a déjà eu droit à un film avec Steve McQueen. José Beyaert est le dernier Français à avoir remporté le titre olympique de cyclisme sur route, au Jeux de Londres de 1948, mais aucun stade ni vélodrome ne portera jamais son nom. »

Ce livre raconte la vie romancée de José Beyaert, Champion Olympique de Cyclisme sur route en 1948 à Londres. Une vie qui démarre à Lens en 1925 et qui s’achève en 2005 à Royan.

Entre ces deux dates des courses cyclistes, dont 2 Tours de France, un départ en Colombie, une victoire du Tour de Colombie en 1952, et ensuite une vie agitée et mouvementée où José Beyaert se retrouve dans les mines d’Emeraudes de Muzo, à cultiver le balsa dans la jungle, à plonger sur des gallions d’or du Capitaine Morgan, une grande amitié avec Auguste Le Breton, une proximité avec Pablo Escobar et enfin une fuite rocambolesque vers Royan poursuivit par les FARC.

L’auteur

Jusqu’en 2016, Jean-Pierre fut journaliste sportif à France Bleu Nord. Il a longtemps commenté les matchs de football Mais il est aussi un spécialiste du vélo. Il a commencé à La Voix du Nord dans la presse écrite.
Auteur d’un précédent ouvrage “101 histoires du Tour de France”, il a choisi cette fois de se pencher sur la vie de José Beyaert un coureur cycliste françaisprofessionnel de 1949 à 1953 , un coureur cycliste français, professionnel de 1949 à 1953, titré de nombreuses fois.

A paraître aux éditions Les Lumières de Lille
3, avenue Poincaré
59700 Marcq-en-Baroeul  

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