Il s’agit là de la terrifiante thèse propagée dans les milieux considérés comme conspirationnistes ces dernières années dans le pays de Vannes. Nous sommes le jeudi 21 novembre 2013, une matinée d’automne comme une autre, le temps est mitigé, chacun s’affaire à ses occupations quotidiennes lorsqu’une déflagration vient rompre le cours du temps : il est 10 h. 53, le sol s’est soulevé sous nos pieds, suivi d’une détonation sèche puis un grondement sourd qui dura une dizaine de secondes.

Il est vrai que nous en avons connus de petits phénomènes sismiques mais celui-ci a été unanimement ressenti différemment. De quoi éveiller les soupçons des adeptes de la théorie du complot aux aguets du moindre phénomène inhabituel. Les allégations a priori faciles ont pris une ampleur sans précédent suite à l’avènement d’Internet. Un climat de suspicion qui s’est parfois avéré utile et surprenant de clairvoyance bien que la plupart du temps totalement déconnecté des réalités. A l’heure des mensonges politiques, financiers, médiatiques, qui croire ? Et s’il y a bien un regard de défiance généralement porté, c’est bien vis-à-vis de la « grande muette », d’autant plus si la question touche la sécurité de l’Etat et la sérénité publique. Ne sommes-nous pas dans l’Etat où les nuages nucléaires contournent soigneusement les frontières géopolitiques ? (cf. le nuage radioactif de Tchernobyl en 1986).

Ce jour-là, le réseau d’Etat de surveillance sismique enregistre un événement sismique de 4,7 sur l’échelle de Richter. La presse locale et les chaînes de télévision relaient l’information : « un tremblement de terre modéré mais bien ressenti par la population » estiment les spécialistes de la RéNaSS. L’épicentre était au nord – Nord-Ouest de Vannes, « entre Plescop et Grand-Champ » nous dit-on. En observant les données scientifiques, le point névralgique se situe bien sur la dépression des Landes de Lanvaux, en plein milieu du cisaillement sud-armoricain, dans l’intervalle géologique situé à la jonction de deux failles secondaires. L’endroit exact ne manquera pas de passer inaperçu pour celles et ceux à l’affût de ce genre d’événement : l’épicentre est réellement dans le champ de tirs et d’expérimentations militaires du camp militaire de Vannes-Meucon.

Ce n’est pas tout !

Pour couronner le tout, ce matin du 21 novembre 2013, de nombreux témoins ont pu rencontrer un étrange convoi quittant le Nord de Vannes vers 8 h., circulant sur la National 165 vers la direction de Nantes. Un homme raconte : « Sur près d’un kilomètre, cinq ou six camions de l’armée chargés de militaires, une dizaine de véhicules de gendarmerie, deux camions “convoi exceptionnel” grande largeur portant deux énormes citernes kaki et deux camions de pompiers, le tout en gyrophare sur une voie, en perturbant la circulation. ». Un autre automobiliste explique qu’il roulait sur la file de gauche parallèlement à un camion transportant une sorte de grosse citerne estampillée du “sigle nucléaire”, signalant le danger de la radioactivité ». De quoi entretenir les discussions pour de nombreuses années…

Que savons-nous sérieusement des essais nucléaires souterrains français ?

Au-delà de toute interprétation fallacieuse, l’historique des secrets militaires et nucléaires français ajouteront à la confusion. Car, en effet, si les essais nucléaires dans le Sahara ou en Polynésie française sont souvent exhumés du récit de l’Histoire que la France ne voudrait voir, d’autres sont bien moins connus. Il s’agit d’expérimentations de petite taille mais qui ont servi à préparer les essais nucléaires français de plus grande ampleur. Ainsi, dans les années 50, des terrains à l’époque très surveillés dans la Champagne et dans la Marne ont été les antichambres de la bombe atomique : on y expérimentait des détonateurs destinés à faire exploser des engins comportant des charges radioactives comme de l’uranium appauvri ou des matières chimiques hautement toxiques comme le béryllium. Sur ces sites, le CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) étudiait également la faisabilité d’essais souterrains. Il y a été inventé le système des puits souterrains susceptibles de conserver la radioactivité. L’actualité nord-coréenne rappelle les conséquences sur l’environnement planétaire de tels essais à grande échelle. Il est certain que tout cela renvoie aux pires cauchemars apocalyptiques et contribue à cultiver les récits populaires.

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