Brest : LGV et rapport Duron font réagir les élus du Rassemblement pour Brest

Mardi 6 février 2018, après la remise du rapport Duron au gouvernement le 1er février, reléguant le projet LGV pour la pointe bretonne au delà de 2038, les élus du département du Finistère se mobilisent : après ceux du Conseil départemental, les élus du Rassemblement pour Brest présenteront un vœu lors du prochain municipal de Brest Métropole jeudi 8 février.

 

VŒU

 

Présenté par le groupe des élus du Rassemblement pour Brest

Le conseil municipal de Brest réuni dans sa séance du 8 février 2018,

après avoir pris connaissance du rapport du Conseil d’orientation des infrastructures « Mobilité du quotidien : répondre aux urgences et préparer l’avenir » (dit rapport Duron 2018), remis au gouvernement le 1er février 2018,

Constatant :

–          Que l’ouverture, en juillet 2017, de la ligne à grande vitesse entre Le Mans et Rennes a fait bénéficier la pointe bretonne d’un gain de temps, mais que le temps moyen de transport entre Paris et Brest ou Quimper s’établit encore, selon la SNCF, à 3h42, soit 42 minutes de plus que l’objectif des 3 heures ;

–          Que l’annonce par le premier ministre Edouard Philippe, le 17 janvier 2018, de l’abandon de la réalisation d’un aéroport du grand ouest à Notre-Dame des Landes était accompagnée d’une déclaration sur « la garantie que Brest, que Nantes, que Rennes, disposent de liaisons faciles avec les autres métropoles européennes et de mettre en place des liaisons rapides avec les hubs long-courriers internationaux » ;

–          Que le « rapport Duron 2018 » décrit trois scénarii dont aucun ne prend en compte la desserte ferroviaire de la pointe bretonne et qu’il « propose de renvoyer après 2038 la perspective de réalisation des lignes nouvelles », et ce essentiellement pour des raisons financières ;

Considérant:

–          Que le désenclavement ferroviaire de la Bretagne occidentale est une condition de son développement et de son attractivité économique et démographique ; et que le franchissement du seuil des 3 heures en est la traduction concrète ;

–          Que les liaisons avec les autres métropoles européennes doivent être organisées, dans le cadre de la transition écologique et solidaire, tant par le train que par l’avion ;

–          Que Brest et la façade maritime bretonne ne pourront apporter leur contribution à la nouvelle stratégie maritime voulue par le Président de la République que si leur accessibilité ferroviaire est assurée dans de meilleures conditions ;

–          Que le désenclavement d’une région périphérique est un enjeu européen ;

–          Que le développement d’une région à fort potentiel humain et culturel est un enjeu national ;

–          Que la Bretagne doit concrétiser dans la hiérarchie de ses priorités cet élément du consensus breton ;

DEMANDE :

Au Gouvernement

1. d’inscrire dans le projet de loi d’orientation des mobilités la programmation prioritaire des voies ferrées nouvelles permettant la réalisation effective d’un gain d’au moins 42 minutes de temps de transport ;

2. de mobiliser en tant que de besoin les fonds européens et nationaux destinés aux grands équipements structurants ;

 

Au Conseil régional de Bretagne

3. d’inscrire cette priorité dans le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires qui intègre désormais le schéma régional multimodal des déplacements et des transports ;

4. de donner priorité à ce projet de grande vitesse ferroviaire dans la négociation des prochaines générations de programmes européens et de contrats Etat-Région, ce qui implique de renoncer à d’autres programmes ;

Au Gouvernement et au conseil régional

5. d’engager sans attendre un programme d’acquisitions foncières en mandatant à cette fin l’Etablissement public foncier de Bretagne.

 

 

1 COMMENT

  1. le « rapport Duron 2018 » décrit trois scénarii dont aucun ne prend en compte la desserte ferroviaire de la pointe bretonne et qu’il « propose de renvoyer après 2038 la perspective de réalisation des lignes nouvelles », et ce essentiellement pour des raisons financières ;

    Par contre pour « le grand Paris » pas de problème , pour ça on trouve les sous
    Bretons réveillez vous

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