Corse : onze étudiants en grève de la faim suite à la visite de Macron

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Mercredi 14 février 2018, Onze étudiants ont entamé une grève de la faim dimanche 11 février. À travers leur mobilisation, ils ont voulu donner une réponse à la visite du président Emmanuel Macron. Visite qui n’a pas satisfait les Corses, ni sur le fond, ni sur la forme.

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Les jeunes corses ont ouvert la manifestation en faveur de la démocratie à Ajaccio. @rgaroby

Onze étudiants corses ont pris la décision d’entamer une grève de la faim dans l’Université de Corte. Deux des trois syndicats étudiants participent à cette mobilisation. Ces syndicats font partie du collectif récemment créé : Demucrazia è Rispettu (Démocratie et respect).

Ce mouvement rassemble des forces vives de la société civile, du secteur professionnel, économique, associatif, syndical et partis politiques. Avant la venue du président français Emmanuel Macron, des élus corses s’étaient rendus à Paris pour négocier une évolution statutaire. Tenant compte du message reçu, ils avaient décidé d’organiser une manifestation le 3 février dernier. Les étudiants se sont rendus compte que les jeunes devaient impulser une dynamique qui a donné naissance à la création du collectif.

Après la visite du président Macron, l’option la plus probable est l’entrée de la Corse dans l’article 72 de la Constitution. Article qui mettrait la Corse au même niveau qu’une métropole telle que Lyon. Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif, et Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse réclament une évolution institutionnelle vers une autonomie de l’île.

Un membre du collectif des étudiants considère que les propos de Macron durant sa visite en Corse, “sont un manque de respect à l’égard de leur peuple. Le fait que Macron ferme les yeux sur ce fait politique majeur est un très mauvais signal de la part de Paris”, rajoute-t-il.

Le texte gouvernemental sur la mention de la Corse dans la Constitution française sera présenté en Conseil des ministres à la mi-mars. Simeoni et Talamoni se sont rendus cette semaine à Paris, accompagnés des parlementaires corses, pour aborder la question avec la ministre Jacqueline Gourault. La première rencontre du mardi 13 février entre élus corses et Jacqueline Gourault n’a pas permis d’aborder lequel des articles constitutionnels serait révisé. Mais le transfert de compétences aux institutions corses semblait acté.

Il resterait donc trois semaines pour que la révision de l’article 72, ou des articles 73 et 74 de la Constitution soit acté. Le collectif Demucrazia è Rispettu pourrait s’engager dans des actions afin de sensibiliser la population sur la problématique.

mediabask.naiz.eus

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