Transat AG2R : Leboucher – Pratt, duo de choc pour Guyot Environnement

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Concarneau, mercredi 14 février 2018, Le 22 avril prochain, la Transat AG2R – La Mondiale, unique transatlantique en double à armes égales et troisième des cinq épreuves comptant pour le Championnat de France Elite de Course au Large 2018, s’élancera de Concarneau en direction de Saint-Barthélemy (3800 milles). Pour l’occasion, pas moins d’une vingtaine de Figaro Bénéteau sont attendus, parmi lesquels Guyot Environnement de Pierre Leboucher qui a décidé d’embarquer à ses côtés Christopher Pratt, l’un des marins de sa génération les plus expérimentés au large, avec pour objectifs, d’une part engranger un maximum de conseils pour la suite et, d’autre part, jouer aux avant-postes de la course.

A ce jour, pas moins de 23 équipages sont pressentis pour prendre le départ, ce qui ferait de cette 14e édition de l’épreuve, l’une des plus belle en termes de plateau d’autant que d’ores et déjà, de très beaux duos ont confirmé leur participation. Dans ce contexte, la bagarre promet d’être intense et cette perspective n’est évidemment pas pour déplaire au skipper Nantais, double champion du Monde de 470 et représentant de la France aux Jeux Olympiques de Londres en 2012 qui apprécie par-dessus tout la confrontation et les émotions fortes. « La Transat AG2R est une très belle course, ce sera ma première transatlantique alors forcément, pour moi, elle aura une saveur particulière », annonce Pierre, plus habitué, jusqu’ici, à la régate entre trois bouées qu’à la course au large. « Etrangement, bien qu’il y ait un grand nombre d’inconnues, je n’ai pas plus d’appréhensions que ça. Je ne me pose pas trop de questions. C’est généralement comme ça lorsque l’on ne sait pas trop à quoi s’attendre, non ? », relate Pierre qui a choisi Christopher Pratt pour l’épauler dans cet exercice tout nouveau pour lui.

Un binôme complémentaire

« Lui et moi sommes assez complémentaires. De mon côté, je suis à l’aise dans les phases de contact et dans la conduite du bateau et lui est très bon pour gérer la navigation au large et les manœuvres. Cela promet d’être assez intéressant d’autant qu’au-delà de ses compétences sportives, Chris est vraiment quelqu’un que j’apprécie beaucoup. Nous avons pas mal régaté l’un contre l’autre en 420 et 470 il y a quelques années puis rapidement, il a pris le virage de la course au large ce qui lui a permis d’acquérir énormément d’expérience, à la fois en Figaro et en 60 pieds IMOCA. Nous nous entendons vraiment bien et nous avons déjà pu voir lors des premiers jours d’entraînement que tout tournait bien rond entre nous à bord », souligne Pierre Leboucher. Sentiment partagé par son co-skipper. « Il y a effectivement un très bon feeling entre nous. Nous avons, l’un comme l’autre, cette même culture du dériveur et de l’olympisme. En clair, nous avons été élevés au même biberon donc ça file assez bien et la communication est relativement facile entre nous. De plus, nous avons un peu les mêmes centres d’intérêts en dehors de la voile, comme la montagne ou le trail, par exemple. Nous avons beaucoup de choses à nous apporter mutuellement et nous avons les capacités de bien faire les choses », assure de son côté Christopher Pratt qui, pour sa part, ne compte pas moins de douze transats à son actif (huit en course et quatre en convoyage), dont deux Transat AG2R – La Mondiale, la première en 2008 avec Nicolas Troussel, alors champion de France Elite de Course au Large en titre, puis la deuxième en 2012 avec Thierry Chabagny, bouclée en 6e position.

Les moyens de bien faire

« Les deux restent de très bons souvenirs pour moi, car même si les résultats n’ont pas forcément été à la hauteur de mes attentes, les choses ont été faites avec la manière », détaille le Marseillais qui a notamment dominé les 18 premiers jours de la course lors de sa première participation avant que son option nord se referme. « La manière m’importe énormément, presque plus que le résultat en lui-même, alors avec Pierre nous allons faire en sorte de naviguer le mieux possible. Bien sûr, nous partons avec l’objectif de monter sur le podium mais l’important sera avant tout de terminer avec le sentiment du travail bien fait », poursuit Pratt, rejoint dans ses propos par Pierre. « Comme ça va être un peu la découverte pour moi, c’est un peu difficile d’annoncer un résultat chiffré, surtout sur une transatlantique qu’il faut avant tout terminer. Reste que, clairement, nous savons que nous avons les moyens de faire quelque chose de bien », promet le skipper de Guyot Environnement dont la monture vient tout juste de recevoir sa nouvelle décoration et qui va mettre à profit le temps qu’il lui reste d’ici au départ pour s’entraîner au maximum et ne rien laisser au hasard.

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