Schémas et questions sur NDL, l’ACIPA , la Coordination et avenir du site

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Vendredi 9 mars 2018, Schémas et questions sur NDL, l’ACIPA , la Coordination et avenir du site

TRIBUNE  LIBRE

par Gilles Denigot

Le gouvernement a annoncé que projet d’aéroport et sa DUP étaient abandonnés. Néanmoins, mille questions se posent et comme dans une tribune de stade chacun devient «commentateur & entraineur» et y va de son avis ce ce qu’il faut faire désormais.
Des rendez-vous incontournables tels le 10 février et le 7/8 juillet sont pris. Ils engagent l’ACIPA et la Coordination des opposants. Les questions portent sur tout le reste et dont l’avenir du site.
Le gouvernement a clairement dit que l’usage agricole était maintenu à ceux qui avait un titre de «propriété» au moment de la DUP. Que pour les occupants illégaux issus de cette lutte des voies étaient possibles dès lors qu’un cadre légale était trouvé et validé. Le Maire de la commune n’a pas dit autre chose dans la nouvelle approche de révision du PLU qui comme le SCOT voit disparaitre le fléchage aéroportuaire.
Des voies sont donc possibles au delà des usages agricoles dévolues aux paysans «historiques». Il convient de leur trouver un cadre légal y compris dans son originalité.
Personne ne peut douter un instant que les énonciations dont tout le monde parlent puissent se faire sans un 1er cercle des organisations agricoles représentatives associées à un médiateur de l’Etat sous l’autorité préfectorale. Ce 1er cercle officiel pourrait consulter les associations utiles à la réflexion collective.
Il conviendra bien de lister les questions qui serviront de socle aux débats :
1.
Quels sont les projets nouveaux post 2008 ?
2.
Qui porte ces projets et sous quelle forme juridique ?
3.
De quelle surface ces projets ont-ils besoin ?
4.
Comment leur trouver un cadre juridique légal, y compris dans l’innovation ?
5.
Comment limiter l’étalement des lieux de vie nés de la lutte ?
6.
En dehors des projets imaginés et identifiés, est-ce qu’un lieu unique sous forme de camping autogéré peut et doit trouver sa place sur le site ?
Plusieurs options créent aujourd’hui une situation sous tension. Rappelons que l’ACIPA est née de la lutte contre ce projet et que la Coordination en est une émanation pour étoffer le poids des opposants bien avant qu’il soit question d’occupants illégaux, de squatters, de Zadistes….. Ces deux organisations n’ont pas pour vocation à vivre après l’abandon du projet et la mise en oeuvre du futur de ce territoire. Certains voudraient que ce «forum social» né de la lutte perdure et que la Coordination puisse en être le pivot à l’intérieur de ce qui est nommé «l’ensemble du mouvement»…

Les mêmes pensent peut-être qu’un cadre légal n’a aucun intérêt et est contraire à la culture des zadistes, qu’il peut être évité en continuant la lutte. Que demain ce sera comme hier avec une liberté chérie y compris avec ses possibles excès et ses débordements.
Chaque parti, mouvement, association de la Coordination doit désormais retrouver sa libre expression et le processus de dissolution de la Coordination peut-être envisagé à moyen terme. Nous voyons bien que les expressions individuelles prennent le pas sur la Coordination et s’expriment en son nom. C’est un risque qui va s’amplifier car les points de vue et les stratégies sont divergents.

A l’impossible nul n’est tenu !
Attention à ne pas tomber dans l’activisme, car l’action sans la réflexion n’est que de l’agitation ! Pour gagner et sortir totalement ce combat, il faut avoir des bases claires qui répondent à des questions crédibles pour associer aux historiques un maximum de projets.
Je redoute que ceux qui confondent l’objectif « abandon du projet d’aéroport » sur lequel est né depuis tant d’années cette si forte mobilisation, et « dissolution de l’état » ( le slogan passe-partout et son monde..) fassent une erreur majeure croyant avoir fait reculer l’état.
Personne, pas une voix n’a osé dire que le président de la république avait clairement fléché la méthode et les moyens avant d’être élu
( panda live chez WWF) avec la mission de médiation. Trop de militants amis oublient que l’un des trois piliers de la lutte (paysans&citoyens, juridique, politique) le pilier politique avait continué à agir auprès du président, du gouvernement en dehors du gros travail mené par l’ACIPA et le CEDPA et autres auprès de la médiation.
Il est certains, car l’état n’est pas dissous, que les rouages officiels vont agir. Que s’ils en sont empêchés par une fraction des opposants, alors oui le pire peut arriver avec une intervention policière et des graves violences que nous pouvons facilement éviter.

Que voulons nous ?
A titre personnel, je ne m’associerai pas à des actions de défense de tous et de tout dans la plus profonde obscurité. C’est illusoire, mensonger, dangereux de laisser croire que «l’ensemble du mouvement» (nébuleuse indéfinissable ) autour de la création d’une association aux fondements juridiques douteux aurait les clés du camion pour piloter l’avenir du territoire. Ceux qui participent à cette stratégie perdante porteront la lourde responsabilité de la suite…. Peut-être que pour certains il serait bon de noircir un peu le tableau éclairci avec l’annonce du 1er ministre ? Intentions confirmées par Me la préfète de région ?

En politique comme dans mon action syndicale, j’ai toujours préféré un bon compromis au chaos et toujours essayé d’éviter de me tirer (en conscience) une balle dans le pied. Sans doute que trop enfermés dans la bulle de la ZAD, certains ne voient pas à tel point les
pressions sur le gouvernement sont fortes pour l’évacuation policière de la ZAD.
Dommage!
Je redis une fois de plus ce qui peut empêcher l’échec final avant notre fête cet été :

Un 1er cercle de négociations pour définir le cadre juridique et le reste, dans lequel nos amis de l’ADECA, de la Confédération paysanne, de l’ACIPA seraient avec les organisations traditionnelles.

Un second cercle gravitant autour de toutes les associations non associées au 1er cercle pour que des navettes régulières soient faites avec nos amis pré-cités.

La constitution, non pas d’une association, double face perçue comme – d’opposition à l’état – mais de constitution de projets par les occupants. Projets que nos amis pourraient alors porter dans les débats….

Pour conclure, ou bien on veut résoudre les problèmes, ou bien on veut en découdre avec la quasi certitude de violences sacrifiant ainsi tout ceux qui ont des projets crédibles comme le redit sans cesse l’état par la voix de la Préfète. Mon choix est fait !

Gilles Denigot

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