Une députée LRM compare l’enseignement des langues régionales au terrorisme

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Jeudi 29 mars 2018, Lors des discussions sur le projet de loi visant à simplifier et mieux encadrer le régime d’ouverture et de contrôle des établissements privés hors contrat à l’Assemblée nationale ce jeudi 29 mars, Sylvie Charrière, députée LRM de Seine-Saint-Denis a fait un rapprochement douteux entre l’enseignement des langues régionales et le terrorisme.

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La députée Sylvie Charrière lors de sa prise de parole à l’Assemblée Nationale ce 29 mars

Dans son département de Seine-Saint-Denis, Sylvie Charrière n’a pas dû rencontrer beaucoup de locuteurs de langue régionale. C’est peut-être la raison pour laquelle la députée LRM a comparé leur enseignement au terrorisme, ce 29 mars, à l’Assemblée Nationale, lors des discussions sur le projet de loi visant à simplifier et mieux encadrer le régime d’ouverture et de contrôle des établissements privés hors contrat créés il y a moins de cinq ans. Les écoles Diwan en Bretagne par exemple sont concernées par la loi.

“Il n’appartient pas à un réseau de définir s’il respecte ou pas, par exemple, le socle commun. Et je voudrais à toute fin utile aussi rappeler que malheureusement, l’école Al Badr à Toulouse appartenait à un réseau” s’est exprimée la députée ( à 4,41 dans la vidéo). Des propos immédiatement condamnés par Marc Lefur, député des Côtes-d’Armor.

L’école Al Badr est une école musulmane dont l’enseignement a été pointé du doigt par plusieurs élus locaux à Toulouse. Selon France Info, certaines personnes de son équipe éducative étaient fichées S. Le tribunal correctionnel avait ordonné sa fermeture le 15 décembre 2016, mais l’école a ouvert à nouveau ses portes en septembre 2017 sous un autre nom. Le rectorat n’avait pas pu s’y opposer.

Marc Le Fur sur Twitter :

” Je condamne les propos de la députée @enmarchefr @SylvieCharriere , qui compare l’enseignement des langues régionales aux réseaux terroristes à l’@AssembleeNat #DirectAN”

Ce n’est pas la première fois que des écoles dont l’enseignement se déroule en grande partie en langue régionale est victime d’amalgame. Pendant la campagne présidentielle, le candidat et député des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassale avait affirmé que les ikastola enseignaient le maniement des armes à ses élèves. Il s’en était par la suite excusé. Quand à Sylvie Charrière, peut-être devrait-elle faire un tour par la maison basque de Paris pour s’informer.

 

2 Commentaires

  1. Tous les leviers, aussi odieux et ignominieux soient -ils, seront utilisés pour étouffer, piétiner, empêcher … INTERDIRE et tuer les langues régionales. Bretons, Corses, Catalans, Basques… tous unis pour défendre nos langues et nos identités !

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