Le procureur général de l’État régional de Schleswig-Holstein a considéré comme valides en Allemagne les chefs d’inculpation de “rébellion” et “détournement de fonds” dont la justice espagnole menace Carles Puigdemont. Il a demandé son maintien en détention dans la perspective d’une extradition, arguant d’un risque de fuite éventuelle.

Les avocats de l’ancien président Catalan ont engagé des recours contre les réquisitions du parquet. L’acceptation par celui-ci du motif de « rébellion » est un coup dur. Carles Puigdemont l’avait contesté, soulignant l’absence de violence dans tout ce qu’il a entrepris. C’est le résultat d’une association clairement complaisante par le procureur régional avec le motif allemand de « haute trahison ». D’après lui ce qualificatif peut être retenu parce que les organisateurs du référendum d’indépendance ont agi malgré l’opposition de la Cour constitutionnelle espagnole et les risques avérés de violence. Le magistrat allemand semble reprocher aux Catalans d’avoir osé affronter les violences à leur encontre.

Bonne volonté allemande

Cela illustre à nouveau la « bonne volonté » de la justice germanique dans cette affaire. Le seul motif de détournement de fonds suffirait à l’extrader. Le gouvernement espagnol reproche au prisonnier d’avoir dépensé 1,6 millions pour l’organisation du référendum d’indépendance.

La décision finale revient au tribunal supérieur de l’état du Schleswig-Holstein. L’échéance actuelle est au 25 mai. Les recours des avocats pourraient cependant entraîner un report.

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