Guyot Environnement : A poste à Concarneau !

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Concarneau, mercredi 4 avril 2018, Contraint de renoncer à participer à la première course de la saison des Figaro Bénéteau après avoir été victime d’un abordage lors d’un entraînement le mois dernier, Pierre Leboucher est aujourd’hui dans les starting-blocks de la 42e Solo Concarneau – Trophée Guy Cotten. Le skipper de Guyot Environnement s’élancera en effet ce jeudi à 15 heures pour une boucle de 300 milles entre la pointe Bretagne et l’île d’Yeu, à la fois impatient de faire son retour sur l’eau après trois semaines de chantier forcé et pressé de pouvoir valider tout le travail réalisé cet hiver.

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Victime d’un refus de priorité lors d’un entraînement le 7 mars dernier ayant provoqué un trou béant dans le bordé bâbord de son Figaro Bénéteau puis engendré trois semaines de réparation, Pierre Leboucher n’avait eu d’autre choix que de faire l’impasse sur la Solo Maître CoQ, la première épreuve de la saison 2018. Remis à l’eau jeudi dernier, son bateau aux couleurs de Guyot Environnement est désormais amarré dans l’estuaire du Moros, prêt à s’aligner au départ de la Solo Concarneau – Trophée Guy Cotten programmé ce jeudi, en milieu d’après-midi. « J’ai d’ores et déjà pu naviguer ce week-end et ainsi reprendre contact avec le bateau. Ça m’a fait du bien. Ces dernières semaines ont été très frustrantes pour moi, même si, à défaut de pouvoir aller sur l’eau, j’ai travaillé plein de choses, à commencer par la météo et la préparation physique », explique Pierre, aujourd’hui impatient de rentrer dans le vif du sujet et de se confronter en mode course à ses adversaires (24 solitaires et dix duos).

Mettre les choses en place

« Le but pour moi sur cette course est clairement de valider le travail réalisé cet hiver. De mettre en place tout ce que j’ai appris, notamment au niveau des réglages. J’espère aussi pouvoir tester mes nouvelles voiles si les conditions le permettent », détaille le double vice-champion du Monde de 470 qui souhaite éprouver un spi spécifiquement en vue de la Transat AG2R LA MONDIALE, puis un génois. « Cette Solo Concarneau est avant tout une épreuve de préparation pour la transat, mais aussi et surtout pour la Solitaire Urgo – Le Figaro. Dans ce contexte, avant de penser au résultat, ce que je veux c’est continuer d’apprendre et d’engranger de l’expérience », note le régatier, jusqu’alors plus habitué aux compétitions entre trois bouées qu’à celles au large. « Sur le parcours qui nous attend, il y aura une multitude de pièges à déjouer. Pour commencer, il faudra négocier le raz de Sein à deux reprises, puis bien gérer les passages des Glénan et de Belle-Ile qui créent, eux aussi, bien souvent des écarts importants à cause des courants. En clair, il y aura pas mal de trucs à faire et ça me va plutôt bien », assure le skipper de Guyot Environnement qui avait terminé deuxième bizuth lors de cette même course l’an passé. « Une fois encore, il va y avoir de la belle bagarre surtout que l’on devrait faire pas mal de près et négocier une grosse transition au milieu du parcours », précise Pierre qui devrait, comme les autres, boucler le tracé en une grosse trentaine d’heures. Verdict samedi.

 

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