Zad-Nddl : Lettre ouverte du Comité du canton de La Chapelle sur Erdre à Mme La Préfète des Pays de la Loire

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Mardi 10 avril 2018, lettre ouverte adressée ce jour à Mme la Préfète des Pays de la Loire par le Comité Anti-Aéroport du canton de La Chapelle sur Erdre.

 

Le CAAC
Comité Anti Aéroport du canton de La Chapelle sur Erdre

à Mme la Préfète des Pays de la Loire
Préfecture
6 quai Ceineray
44035 Nantes cedex 01

La Chapelle sur Erdre, le 10 avril 2018
Madame la Préfète,

Notre collectif s’est engagé de longue date pour protéger les terres de Notre Dame des Landes d’un projet d’aéroport inutile et dispendieux. En janvier dernier, nous avons été heureux et soulagés de la décision raisonnable du gouvernement d’abandonner ce projet et de rendre leur vocation agricole à ces terres. Au fil des années, nous avons côtoyé, appris à connaître et souvent soutenu les personnes qui se sont installées sur la zone menacée pour la défendre ; nous avons partagé des projets avec elles.

Une fois la menace d’aéroport évacuée, nous avons participé à la réouverture de la D281 et nous avons souhaité, comme beaucoup, que ceux qui avaient développé une activité sur place, respectueuse des lieux et des personnes, puissent la poursuivre et s’engagent dans une voie menant à la légalisation de leurs situations. Nous savons que des négociations sont en cours et que vous proposez des conventions d’occupations précaires individuelles pour ces personnes. C’est une voie qu’il nous parait raisonnable de poursuivre.

Le 9 avril, les forces de l’ordre ont expulsé des personnes sur la zad et détruit des habitats. Dans la mesure où vous aviez déclaré respecter les projets agricoles et procéder à des évacuations ciblées, nous avions imaginé que seules les personnes et les lieux faisant délibérément obstruction à un retour à une situation apaisée et légalisée seraient visés (réinstallation de barrages sur la D281, violences…). Or ce 9 avril des personnes et des lieux engagés dans des projets agricoles connus de vos services ont été attaqués. C’est le cas de la ferme des 100 noms par exemple.

Madame la Préfète, vous avez souvent affiché une volonté d’apaisement pour la sortie de ce conflit. Nous vous demandons de tenir cet engagement. Nous aspirons au retour rapide à une situation apaisée ; celui-ci peut passer par la protection des lieux engagés dans des projets positifs pour le territoire, agricoles et autres. Qui aurait à gagner à ce que les affrontements perdurent et s’accentuent ?

Nous vous prions d’agréer, Madame la Préfète, l’expression de nos salutations républicaines.

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