Transat AG2R : Pierre Leboucher, une première Transatlantique de rêve !

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Vendredi 11 mai 2018, Arrivés ce vendredi à 4h50 à Saint-Barth, Pierre Leboucher et Christopher Pratt ont bouclé les 3 890 milles de la Transat AG2R La Mondiale après 18 jours de mer dont plus de la moitié passés au contact avec Gildas Mahé et Nicolas Troussel. Les deux tandems, qui ont navigué à vue la majorité du temps, se sont en effet livré un incroyable duel à travers l’Atlantique Au bout du compte : un écart infime de 14 minutes entre les deux bateaux, mais aussi de jolies performances grâce à une option sud qui les a remis dans le match après le passage des Canaries, le duo de Breizh Cola terminant 3e et celui de Guyot Environnement, 4e. Entretien à chaud avec le skipper du bateau vert.

 

Quel match avec Breizh Cola ! Racontez-nous…

© Alexis Courcoux

« C’était vraiment trop bien. On a navigué à vue pendant dix jours. Un truc de fou ! On s’est ensuite quitté pendant trois jours avant de se retrouver ce matin après une belle nuit lors de laquelle on a réussi à lui reprendre sept milles. A l’arrivée, l’écart est de moins de 15 minutes, ce qui n’est vraiment rien à l’échelle d’une transat. On est super satisfait. D’une part, parce qu’il y a la performance, mais aussi parce qu’humainement parlant, ça a été une super expérience. J’ai adoré. Chris est vraiment un mec top. Il est super facile à vivre et il a une approche de la course que j’apprécie énormément. C’était génial de l’avoir comme équipier. Sur cette AG2R, on a constamment navigué en toute sécurité, sans jamais aucune prise de risque. Dans la grosse cartouche, au cap Finisterre et au large du Portugal, on s’est un peu décalé pour avoir un peu moins de vent. Sur l’instant, ça nous a fait perdre quelques milles mais ça nous a permis de préserver le bateau et de garder le mât en l’air. Après ça, on a cravaché et on s’est remis dans le match, grâce, notamment à notre fameuse option sud ».

C’était votre première transat. Qu’avez-vous pensé de l’exercice ?

« C’est évidemment totalement différent de ce que j’avais fait avant mais c’était super intéressant. Le fait d’avoir jouer aux avant-postes fait que j’ai trouvé cela d’autant plus génial, c’est sûr. Peut-être que j’aurais trouvé cette course un peu plus longue si ça n’avait pas été le cas. Le fait d’être au contact de Gildas et Nicolas a aussi été très stimulant. Notre objectif a été de ne pas les décrocher. On s’est bien battu. On sait que Gildas va vraiment très vite au portant. C’est super qu’on ait réussi à ne pas le lâcher. D’ailleurs, on n’a vraiment jamais rien lâché. Au final, on fait 4e. Deuxième de l’option sud. C’est hyper bien. C’est quand même assez marrant de voir qu’après 18 jours de course, avec des options très différentes, on arrive presque en même temps. C’est hallucinant même ! »

On imagine que vous avez appris énormément ?

« Clairement, même si on a beaucoup fait les mêmes allures au final. Le fait d’être avec Chris m’a apporté beaucoup, tout comme le fait de pouvoir observer Gildas et Nico. Je suis trop content de finir 4e pour ma première transat. Au départ, si on m’avait proposé cette place, j’aurais signé immédiatement, c’est sûr, parce qu’il y a quand même du beau monde derrière avec Alexis Loison et Anthony Marchand mais aussi avec Erwan Tabarly et Thierry Chabagny. C’est vraiment top et ça donne de la confiance pour la suite. »

Un mot sur votre option ?

« On n’a jamais eu de doute la concernant. Aux Canaries, on était en 7e position. Les quatre premiers sont partis dans l’ouest. On s’est dit qu’on devait tenter le sud. Tous nos poursuivants ont fait la même chose. On s’est alors retrouvés dans une position quasi idéale car on attaquait ceux de devant et on contrôlait ceux de derrière. Au final, notre choix n’a vraiment pas été compliqué. Après, si on était serein sur notre grande option, c’était un peu différent sur les plus petites parce que contrairement à vous à terre qui avez régulièrement des positions, nous, en mer, on a un trou de dix heures pendant la nuit et c’est un peu stressant. Au bout du compte, ceux du nord ont eu l’avantage parce qu’ils ont eu la chance que l’anticyclone ne descende pas trop, ce qui leur a permis de passer. Si ça n’avait pas été le cas, ça aurait été plus facile pour nous, évidemment… Mais bon, avec des si… »

La première envie, tout de suite ?

« Je vais d’abord manger un bout puis me laisser porter (rires) ! »

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