Goupe Doux : la Région sera partenaire du projet de reprise

0

Rennes, vendredi 18 mai 2018,Reprise du groupe Doux, le Président Loïg Chesnais-Girard se félicite de la décision du tribunal de commerce et annonce que la Région sera partenaire du projet de reprise

« C’est un soulagement, après une longue période d’incertitudes pour les salariés et les éleveurs. L’essentiel des emplois est sauvé, des propositions sont faites pour ceux qui ne sont pas repris et un nouveau projet, porteur d’avenir, est sur la table. La période de liquidation se termine, celle de la transformation commence : c’est une nouvelle histoire qui s’engage. Il faut maintenant que ces offres puissent devenir réalité pour en faire des succès économiques, sociaux et territoriaux. »
« Le travail mené a été exemplaire. Je tiens à remercier tous ceux qui se sont engagés dans ce dossier et ont permis de trouver des solutions :

les salariés et leurs représentants syndicaux, dont l’attitude et l’engagement ont été remarquables ;
les éleveurs, la profession agricole, les élus ;
l’État, le Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI), les administrateurs judiciaires Maîtres Merly et Abitbol ;
LDC, Almunajem, Terrena, Triskalia, la société des volailles de Plouray, Saria, pour la qualité de leur offre reconnue par tous les acteurs ;
Terrena, à nouveau, qui a accompagné l’entreprise jusqu’au bout pour que les choses se passent au mieux ;
mais aussi les industriels qui ont fait des propositions de reprise, sans être retenus, en particulier le groupe MHP qui, le premier, a cru dans les capacités de l’entreprise et des salariés. »
Un engagement de 20 M€
Depuis plusieurs mois, la Région a pris ses responsabilités et s’est engagée au côté des industriels pour trouver des repreneurs. « Rien n’était joué et nous aurions pu nous retrouver sans aucune solution », rappelle le Président Chesnais-Girard. Le résultat d’aujourd’hui est une première victoire pour la Bretagne.

La Région engagera 20 M€ pour accompagner ce projet de reprise. Il se traduira par l’arrivée de nouveaux partenaires industriels, la construction d’une usine pour cibler les nouveaux marchés du poulet frais en France et le maintien d’une activité poulet export.

85% des soutiens régionaux seront affectés aux activités orientées vers les nouveaux marchés.

Demain, la Bretagne sera un acteur majeur de la conquête du marché français de la volaille, dépendant encore aujourd’hui à 45% des produits d’importation.

La transformation du modèle, une condition du soutien de la Région
La Région va devenir actionnaire de Yer Breizh, nouvelle entreprise qui regroupera les acteurs de la filière amont (éleveurs, accouveurs et aliments).

C’est la première fois, depuis les récentes lois de décentralisation, qu’une région française entre au capital d’une entreprise.

Pour Loïg Chesnais-Girard, c’est une nouvelle façon d’agir en faveur du développement économique, en devenant un véritable partenaire industriel.
« La Bretagne a vocation à être leader du nouveau monde de l’alimentation qui se dessine, poursuit le Président.Les consommateurs n’ont plus des attentes mais des exigences. Ils achètent bien plus qu’un produit alimentaire, ils achètent des pratiques, un territoire, une authenticité, une proximité, de la qualité, de la traçabilité. Ce nouveau projet s’inscrit pleinement dans cette mutation. »

Le Président de Région réunira le 4 juin prochain à Châteaulin les élus régionaux de la commission permanentepour confirmer le soutien régional au projet de reprise et de transformation.

La Région apporte un soutien déterminant de 20 M€
La Région apportera donc plus de 20 M€ à l’ensemble du projet, dont 85% seront ciblés sur les nouvelles activités.

Si les éleveurs et les salariés restent, le modèle change : nouveaux actionnaires, nouveaux marchés, nouvelle usine, nouvelles méthodes. Ce changement de modèle était une condition sine qua non du soutien de la Région.

Désormais, il y aura à Châteaulin deux usines : l’une, gérée par Almunajem, poursuivant l’activité historique du groupe Doux (367 emplois), et l’autre, nouvelle, créée par LDC qui y investira 60 M€ pour produire du « poulet frais » à destination des marchés français et européens (290 emplois).

Cette nouvelle usine sortira de terre d’ici deux ans.

À ces soutiens régionaux s’ajoutera un plan d’accompagnement des éleveurs, de plusieurs millions d’euros, en cours de négociation entre l’État et la Région.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.