Crédit Mutuel de Bretagne : Retour au solitaire

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Dimanche 17 juin 2018, Après un bon break bien mérité dans la foulée de la Transat AG2R La Mondiale, les Figaristes sont désormais de retour aux affaires. Pierre Rhimbault, Sébastien Simon et 24 de leurs concurrents sont, en effet, prêt à en découdre dans le cadre de la 4e édition de la Le Havre Allmer Cup. A 14 heures, ce dimanche, ils ont, par le fait, rendez-vous pour la première course de l’épreuve, un morceau de 400 milles qui se jouera entre la baie de Seine, les îles Anglo-Normandes, Plymouth et l’île de Wight, avec, à la clé, de très nombreux pièges à déjouer, à commencer par ceux liés au courant qui risque bien de leur donner du fil à retordre en cette période de gros coefficients. Mais qu’importe le scénario à venir, les skippers Espoir et Performance de la Filière d’excellence de course au large Bretagne – Crédit Mutuel de Bretagne sont impatients de jouer leurs cartes… et de faire leur retour à la navigation en solitaire.

 

© Jean Marie LIOT

Les voilà donc de retour sur l’eau, en mode course, et surtout en solitaire ! Sébastien Simon, Pierre Rhimbault et 24 autres Figaristes sont, en effet, dans les starting-blocks de la 4e édition de la Le Havre Allmer Cup, la 4e épreuve comptant pour le Championnat de France Elite de Course au Large 2018.  « Je suis content de refaire du solo », avance le skipper Bretagne CMB – Performance dont la monture, comme celle des autres concurrents de la Transat AG2R, a été débarquée du cargo retour de Saint-Barth en début de semaine. « On a fait deux sorties d’entraînement, jeudi et vendredi, et ça s’est plutôt bien passé. Je m’attendais à être plus rouillé que ça après avoir fait autant de double. Il va falloir réussir à reprendre complètement le rythme mais je pense que ça va bien se passer », commente Sébastien dont le bateau a bouclé la transat sans encombre. « Par rapport à certains de mes concurrents, mon Figaro n’a pas été abîmé. Il a simplement fallu refaire un peu de cosmétique sur la quille et les safrans un peu marqués par les cordes à nœuds qui nous ont servi à enlever les sargasses pendant la course », souligne le marin, content de faire son retour aux affaires, on l’a dit, surtout que le menu qui les attend, lui et ses adversaires, s’annonce aussi complet que complexe, pour ne pas dire copieux. « Le parcours est globalement assez compliqué avec notamment des passages délicats comme ceux du raz Blanchard, de la pointe du Cotentin ou de Guernesey. A ces endroits, il va sans doute se passer beaucoup de choses car pour s’abriter du courant, il faudra très probablement aller jouer dans les cailloux. Mon but, ce sera avant tout de ne pas abîmer le matériel, de faire une belle course et d’engranger encore un peu de confiance avant la Solitaire Urgo – Le Figaro sur une grande course dont le format est une parfaite répétition générale d’étape », commente Sébastien.

Se mettre dans le bon rythme d’entrée de jeu

Discours identique ou presque du côté de Pierre Rhimbault, ravi, lui aussi, de faire son retour en solitaire. « Après la transat, j’ai fait un bon break et ça m’a fait du bien car tout s’était bien enchaîné depuis le mois de janvier mais je suis content de repartir pour un tour même si je sais que ça ne va pas être simple car les coins où l’on va régater ces prochains jours, il y a quand même beaucoup de courant. A mon sens, c’est ce qui va être notre principal problème », relate le skipper Bretagne – CMB Espoir qui sait, comme son acolyte, que les difficultés vont commencer d’entrée de jeu. « La flotte pourrait bien se tasser un peu vers Barfleur si les premiers butent dans le courant, avant de s’étirer ensuite, au niveau du raz Blanchard. Reste que rien ne sera joué car il y aura une multitude de coups à faire sur ce parcours », assure le jeune espoir qui part clairement avec des objectifs de performance sur cette compétition. « Je vise une place dans le Top 10 », avoue-t-il, relevant par ailleurs le fait que quasiment tous les gros bras de la série sont présents cette semaine, à deux ou trois exceptions près. « Ça va être hyper intéressant. Un vrai test en Manche. J’espère marquer le coup de rein, c’est-à-dire réussir à rentrer dans ma course d’emblée et accrocher le bon wagon tout de suite, tout en réussissant à jouer gagne-petit », termine Pierre Rhimbault conscient aussi du fait qu’il faudra réussir à gérer au mieux la fatigue pour attaquer dès le surlendemain de son arrivée de la grande course (jeudi), des petits parcours en baie de Seine. « Je ne me projette pas encore jusque-là mais je  garde en tête le fait qu’il faudra en garder un minimum sous le pied ». C’est dit.

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