1600 personnes pour la libération de Jakes Esnal, Xistor Haranburu, Jon et Unai Parot

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Lundi 18 juin 2018, Plus de 1 600 personnes ont manifesté ce samedi 16 juin pour demander la libération de Jakes Esnal, Xistor Haranburu, Jon et Unai Parot. Le cortège qui est parti de la salle Lauga jusqu’au quai Chaho a été rythmé par les clameurs des participants : “Pas un jour de plus ! Libérez Jon, Jakes, Xistor et Unai”.

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Société civile et élus se sont mobilisés pour l’occasion.©IMIQUELESTORENA

En ce samedi 16 juin, ce sont plus de 1 600 personnes qui ont rejoint la dynamique “Pas un jour de plus !” menée par le collectif Bagoaz. La société civile s’est mobilisée pour appeler à la libération des quatre détenus basques emprisonnés depuis plus de 28 ans. Des élus et personnalités politiques étaient présentes dans les rangs du cortège.

C’est sous un ciel ensoleillé, à 17h30, que le cortège s’est mis en route. Les portraits des quatre prisonniers ouvraient la marche, tenus par un membre de leurs familles. Ils étaient suivis de près par leurs familles réunies derrière une banderole revendiquant leur libération. Quatre voitures symbolisant l’éloignement des prisonniers ont pris part à la manifestation. Elles affichaient des pancartes indiquant le nombre de kilomètres que les familles ont parcouru pour visiter les prisonniers depuis plus de 28 années. Des trajets longs et périlleux dont les familles sont les premières victimes.

Jon, Frédéric et Jakes sont emprisonnés depuis plus de 28 ans, condamnés à la perpétuité par la Justice française, assortie d’une peine de 18 ans de sûreté. Unai poursuit quant à lui sa peine de 40 ans de prison en Espagne. Comme le permettent leurs droits, chacun d’eux a déposé à plusieurs reprises des demandes de libération conditionnelle. Elles ont toutes donné lieu à des refus et cela, malgré de solides dossiers quant à leur réinsertion.

Dans son discours le collectif Bagoaz a interpellé la justice. “Qui peut protéger la personne qu’est tout détenu si ce n’est une Justice qui ne cède en rien à l’antique loi du talion et à la vengeance indignes d’un Etat de droit, si ce n’est une justice qui se veut fondamentalement juste et humaine afin que le maximum de sources de tensions et de conflits cesse ?”. Une interpellation à une justice que le collectif considère motivée par des finalités politiques.

Etant donné la nouvelle situation au Pays Basque avec la déclaration d’ETA annonçant la fin de la lutte armée en 2011 et la déclaration d’Arnaga qui a marqué la dissolution de l’organisation indépendantiste le 4 mai dernier, Bagoaz est revenu sur les difficultés à accepter une situation qui n’évolue pas. “Comment comprendre les refus de liberté conditionnelle ?”. Le collectif dénonce par ailleurs l’impossibilité d’accepter l’argumentaire du parquet et du juge d’application des peines “basé sur des raisons vides de sens telles que le risque de récidive ou le trouble à l’ordre public du fond de leur cellule”.

Philippe Poutou, candidat à l’élection présidentielle française de 2017 pour le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), ainsi que de nombreux élus du Pays Basque Nord ont participé à la mobilisation. Parmi eux, les conseillers régionaux socialistes Emilie Dutoya et Andde Ste-Marie, celle d’EELV Alice Leiciagueçahar, le maire de St-Pierre d’Irube Alain Iriart, des adjoints des mairies d’Hendaye, de Biarritz, d’Ustaritz, ainsi que des conseillers municipaux abertzale de nombreuses communes (Urrugne, Bayonne, Hasparren, Saint-Palais, Cambo-les-Bains…). L’ancienne députée Sylviane Alaux, ainsi que Battitt Sallaberry et Christine Bessonart, anciens maires respectifs de Hendaye et St-Pée-sur-Nivelle ont également défilé pour demander la libération des quatre détenus.

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