Ex-groupe Doux : La Région bretagne, actionnaire de Yer Breizh au côté des industriels

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Mardi 3 juillet 2018, Loïg Chesnais-Girard, Président de la Région Bretagne, Denis Lambert, Pdg de LDC, Fahad Alfadley, Directeur général d’Almunajem, Maxime Vandoni, Directeur général de Terrena, et Dominique Ciccone, Directeur général de Triskalia, ont signé ce jour l’entrée de la Région Bretagne au capital de Yer Breizh (la poule bretonne), société créée au lendemain de la reprise du groupe volailler Doux en vue de regrouper les acteurs de la filière amont (élevage, accouvage, aliments). C’est la première fois qu’une Région française, la Bretagne, entre au capital d’une entreprise.

Lancement de Yer Breizh Région Bretagne

Créée avec les professionnels du métier (LDC, Almunajem, Terrena, Triskalia) pour regrouper la filière amont de l’ex-groupe Doux, Yer Breizh reprend 97 salariés et plus de 240 éleveurs (160 en Bretagne et 89 en Pays de la Loire) pour une capacité de plus de 350 000 m² de production, ainsi que les activités d’accouvage et les usines d’aliments.

Pour la Région, c’est un investissement, à terme, de 2 M€ lorsque sa part sera passée de 5%, à la création, à 33%, d’ici 30 mois.

“La Région a pris ses responsabilités et mis les moyens sur la table pour que le projet se fasse, rappelle Loïg Chesnais-Girard, Président de la Région Bretagne. C’est l’étape 1 de la transformation du modèle économiquepour aller vers le poulet frais et le marché français, pour   accélérer la montée en gamme de la filière export. C’est un projet qui s’inscrit dans la transformation globale de la filière alimentation en Bretagne.”

C’est la première fois qu’une Région crée et entre au capital d’une telle société. Ce partenariat industriel public/privé innovant, rendu possible par les récentes lois de décentralisation (loi NOTRe de 2015), permet à la Région Bretagne, actionnaire minoritaire, de prendre pleinement part au développement économique de son territoire, de ses éleveurs et de ses IAA, au-delà des subventions versées aux projets d’investissement des entreprises.

Pour le Président Chesnais-Girard, “c’est l’affirmation du rôle économique que peut jouer aujourd’hui une Région. Elle peut accompagner aussi bien un grand projet industriel qu’un artisan. La Région est désormais un opérateur économique de premier rang.”

Yer Breizh, l’outil indispensable pour réussir le changement du modèle
Avec la création de Yer Breizh (“poule bretonne” en langue bretonne), l’enjeu est de rassembler les savoir-faire des éleveurs, des accouveurs, des producteurs d’aliments pour produire le meilleur poulet de chair, qui réponde aux attentes des consommateurs et qui permette, en particulier, de reconquérir le marché français. Il était indispensable d’unir les forces : “on ne peut pas attaquer un nouveau marché sans être rassemblés, on ne peut pas gérer la transition sans être solidaires”, répète Loïg Chesnais-Girard. Pour la filière export, cette transformation participera de la montée en gamme.

Les savoir faire bretons au service du bien manger
Aujourd’hui, le consommateur veut davantage de produits de qualité, il exige de la santé, de l’authenticité, de la proximité, du sens et aussi de l’innovation. La Bretagne a les capacités de répondre à ces attentes. Elle veut être leleader du bien manger en France, en Europe, au Moyen-Orient et au-delà.

Pour ce faire, la Région Bretagne investit dans l’innovation. Elle vient notamment d’inaugurer, le 28 juin dernier à Quimper, une plate-forme du CEA-Tech dédiée aux technologies avancées en faveur de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Sont également soutenus financièrement les investissements des industriels, la modernisation des bâtiments d’élevage, la mise au point de nouvelles recettes et nouveaux packagings, la numérisation des entreprises, et tout ce qui contribue à l’écosystème de l’innovation sur le territoire.

L’engagement financier de la Région Bretagne
Engagée dans le plan de reprise – transformation de l’ex-groupe Doux, la Région Bretagne a prévu un apport de 20,9 M€ pour soutenir :

la filière amont, via l’entrée au capital de Yer Breizh pour 2 M€
la construction d’une nouvelle usine pour le marché français pour 12,7 M€
la modernisation de l’usine export pour 1,2 M€
des investissements dans la filière pour 5 M€
85% des soutiens de la Région sont dédiés à la transformation du modèle et aux nouvelles activités.

La société Yer Breizh et son fonctionnement
Yer Breizh regroupe les éleveurs, les accouveurs, les usines d’aliments de l’ex-groupe Doux.
Elle reprend 97 salariés, plus de 200 éleveurs. Parmi les actifs repris : 21 salariés issus de Doux dédiés à la gestion des fermes et élevages (Châteaulin), le couvoir de la Harmoye (22), l’usine d’aliments de Bannalec(29), des poussinières et fermes de reproduction issues de Doux accouvage, éleveurs et terres agricoles (29, 22, 56).
Un capital de 6 millions d’euros partagés entre :
– LDC et Almunajem pour 33,5% chacun
– TERRENA et TRISKALIA pour 14% chacun
– La Région Bretagne pour 5%. Sa part atteindra 33% d’ici 30 mois par rachat aux partenaires industriels.
Le Président de l’entreprise est Pascal Le Floc’h.
La gouvernance de l’entreprise s’appuie sur :
– un comité de pilotage qui aide le Président dans sa mission de gestion de la filière amont. Avec à sa tête le Président de la société, il est composé des représentants de LDC, Almunajem, Terrena et Triskalia.
– un comité stratégique qui exerce une mission de contrôle sur l’action du Président. Composé des représentants de tous les actionnaires, y compris de la Région Bretagne, il se réunit une fois par trimestre.
– une assemblée générale d’associés.
La Région Bretagne a fait le choix de participer au comité stratégique, où elle sera représentée via son directeur de l’économie. En revanche, considérant que son rôle n’est pas d’intervenir dans la gestion quotidienne de l’entreprise, elle ne prendra pas part au comité de pilotage.

Les membres des deux comités ne percevront aucune rémunération pour leurs fonctions.

 

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