Landerneau : Faltaziañ 2018 au Kann al Loar samedi 14 juillet

0

Landerneau, samedi 14 juillet 2018, Faltaziañ 2018 au Kann al Loar : Kendalc’h et le Kann al Loar proposent depuis l’an dernier une nouvelle formule pour Faltaziañ.

Après dix années de trophée, la confédération Kendalc’h et le festival Kann al Loar ont souhaité expérimenter une nouvelle formule en invitant deux spectacles représentant deux visions de la danse bretonne sous un prisme contemporain.

« Expérimenter » telle est la vocation première de Faltaziañ !

Samedi 14 juillet 2018
à 20h
Salle du Family
à Landerneau
dans le cadre de Kann al Loar : www.kann-al-loar.bzh
Tarif réduit : 10 €, entrée du site comprise

 

 

Deux créations dansées autour de la Bretagne
Zhest
Chorégraphie : Samuel Ouvrard
Il s’agit ici d’un projet de création de spectacle de danse qui soit le reflet et la poursuite des diverses expériences de la confédération Kendalc’h au cours des années précédentes qui avaient pour ambition « d’investir la recherche en danse bretonne afin d’articuler la création contemporaine sans compromettre la préservation du patrimoine ».
Zhest entend proposer une nouvelle tentative de réponse aux interrogations soulevées par le processus de création artistique dans l’univers des danses traditionnelles. Le principal propos de cette création est d’interroger la danse traditionnelle à l’aune du langage de la danse contemporaine.
Ainsi, en danse contemporaine, si le travail du corps est extrêmement important, il ne correspond cependant pas à une technique unifiée et codifiée. Tout mouvement est susceptible de devenir de la danse et l’enjeu technique consiste à offrir au corps une grande disponibilité plutôt que l’acquisition d’un vocabulaire. En danse traditionnelle, nous avons un vocabulaire : notre langage du corps est codifié, aucun de nos gestes n’est « amnésique », il est le résultat de l’évolution continue d’une pratique communautaire particulière.
Cette création s’articule autour de l’émotion du geste dansé de la pratique traditionnelle. Il s’agit ici, à l’instar de la danse contemporaine, de travailler quelques éléments de notre langage de la danse traditionnelle en rapport avec le corps du danseur plutôt qu’avec le corps « social » de la communauté. Privilégier le mouvement, libérer les énergies, valoriser le style et la gestuelle plutôt que la forme sociale des figures pour malgré tout sublimer la puissance de l’aspect communautaire et l’inventivité de notre société traditionnelle bretonne. Dans cet esprit, d’un point de vue formel, Zhest emprunte à la danse contemporaine en s’inspirant de créations de Angelin Preljokaj, Petter Jacobsson, Sidi Larbi Cherkaoui, Alain Buffard et Christian Rizzo  qui sont réinterprétées avec les corps de danseurs bretons. Mais Zhest puise aussi dans une autre culture, avec le Kecak balinais, pour parler de l’universalité de la danse traditionnelle bretonne.
Ce spectacle réunit deux musiciens et une vingtaine de danseurs individuels ayant participé à des expérimentations de création dans Kendalc’h et puise ainsi directement dans les vécus corporels de chacun des danseurs puisque c’est aussi dans les corps qu’est inscrite notre culture, véhiculée ici par la danse.

B.A.L.
Spontus – Hugo Pottin – Mathilde Dinard
« Une farandole de mômes qui courent sur le parquet, un couple de personnes âgées qui se serrent en tournant, une ronde d’adolescents survoltés. Ce sont nos images de fest-noz.
Que ce soit dans une boite de nuit en Pologne, dans la cour d’un lycée en Dominique ou dans un champ, un soir de juillet dans le pays d’Auray, nos « ambiances » de bal sont loin d’être uniformes et figées.
Alors, pour ce « bal participatif futuriste d’anticipation patrimoniale dématérialisé », nous nous sommes dit que nous ferions fi des pas traditionnels qui nous collent aux basques, qu’on transformerait n’importe quelle salle de spectacle en « boite de nuit de campagne », que les musiciens et la danseuse seraient sur le parquet, proches des gens, pour montrer les pas, qu’une voix off robotique inviterait à la danse comme les maitres à danser le faisaient à la cour, que l’ingénieur du son et l’éclairagiste seraient sur le plateau et mixeraient avec des musiciens live au lieu de platines.
On s’est aussi dit qu’il fallait qu’on s’amuse beaucoup, que ça soit vivant, que ça bouge dans tous les sens, que l’on se retrouve pour l’unique plaisir de danser. »

Bonjour, laissez ici votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.