Centrale nucléaire de Brennilis : les associations contre le bilan 2017 de la CLI

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Brennilis, samedi 14 juillet 2018, Communiqué des associations représentées à la CLI des Monts d’Arrée après la réunion du 5 juillet 2018. Bretagne Vivante – AE2D – CLCV 29 – Vivre dans les Monts d’Arrée – Groupe Mammalogique Breton – Eau et Rivières de Bretagne,

Les représentants.es des associations se sont exprimés.es contre l’approbation du bilan 2017 de la CLI des Monts d’Arrée en raison du refus de l’exploitant (EDF) de communiquer sur les coûts financiers du démantèlement de la centrale nucléaire EL4 dites de Brennilis et cela malgré les demandes constantes d’élus, des associations relayées par la présidente et même exprimée par le sous-préfet de Châteaulin,

Par ailleurs les association ont demandé que la CLI étudie la possibilité que soit engagé un recours auprès du Conseil d’Etat contre la décision d’autorisation de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Cette décision du 25 avril 2018 autorise EDF à procéder aux opérations d’assainissement partiel du sou- sols sur 50 centimètres en dessous de la Station de Traitement des Effluents (STE) de la centrale nucléaire. La STE a une emprise au sol de 750m2, Le texte prévoir la possibilité pour les tiers d’un recours dans un délai de quatre ans.

L’autorisation de l’ASN de ne pas réclamer une décontamination plus poussée apparaît entachée de faiblesses et irresponsable pour les raison suivantes :

1) Ce chantier est un précédent qui risque de déterminer les niveaux de décontamination partielle lors du démantèlement du bâtiment réacteur et au moment de l’abandon du site par EDF. En effet les fondations du bâtiment réacteur descendent à plus de 12m de profondeur.

2) La centrale nucléaire est situé sur une tête de bassin versant majeure, dont le réseau hydrologique est indispensable à l’alimentation en eau potable de la ville de Quimper et du sud Finistère.

3) Il est reconnu que la diffusion de la radioactivité résiduelle du sous-sol de la STE migrera vers l’Elez, puis l’Aulne (des spots diffus de radioéléments sont attestés par EDF).

4) L’exploitant a refusé des analyses en situation réelle après enlèvement du béton du radier, les analyses présentées datant de 2008. Nous avons appris en cours de réunion que c’est l’ASN qui sera chargée des analyses bilan après les travaux,

5) l’ASN admet l’argument d’EDF suivant lequel « l’assainissement complet n’est pas raisonnablement possible » sans que l’exploitant n’apporte d’éléments probants notamment économiques et financiers.

6) L’ASN affirme que l’arrêt du rabattement de la nappe phréatique aurait des « conséquences acceptables » alors que la demande d’arrêt du pompage (rabattement) de la nappe phréatique ne sera examinée qu’ultérieurement. L’ASN a reconnu publiquement que les demandes de décontamination du sous-sol et du rabattement auraient dues être examinées en même temps.

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