Vive le football libre !

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Vendredi 20 juillet 2018, Dimanche dernier s’est achevée à Moscou la 21e coupe du monde de football. Elle oppose depuis 1928 les meilleures sélections des Football Associations affiliées à la Fédération Internationale de Football Association (FIFA). Comme on a pu l’observer en Russie, à l’exception de l’Angleterre, toutes les équipes représentaient des “États indépendants reconnus par la communauté internationale[1]“: car pour être membre de la FIFA, il faut d’abord être membre de l’ONU.

“ Avec l’autorisation de l’association membre du pays dont elle dépend, une association d’une région n’ayant pas encore obtenu l’indépendance peut également demander l’admission à la FIFA[2]“. C’est pourquoi l’Ecosse, Gibraltar, la Nouvelle-Calédonie ou Tahiti ont un siège à la FIFA et participent aux matchs de qualification à la coupe du monde. Rien, dans l’absolu, n’empêche donc que demain, la Catalogne, la Corse ou le Val d’Aoste jouent la coupe du monde de foot. Encore faudrait-il que l’Espagne, la France ou l’Italie n’opposent pas un veto ! Et c’est là tout le problème. Le football international est devenu un club sélect où les États dictent leur loi.

 

Pourtant, tous les peuples, étant égaux en dignité, ont le droit de jouer au foot et de concourir aux compétitions internationales. C’est pourquoi, en réponse à la prise en otage de la FIFA, les nations sans État se sont organisées pour prendre leur destin en main et jouer au foot. Dans l’Hexagone, les peuples bretons, corses et occitans disposent de leur propre sélection et disputent régulièrement des matchs internationaux. A l’échelle du vieux continent, le Federal Union of European Nationalities (FUEN) organise l’Europeada, c’est-à-dire le championnat de foot des minorités et des nations sans États. Le NF-Boardd’abord et aujourd’hui la CONIFA fédèrent les Football Associations indépendantes en véritable antichambre de la FIFA. Gibraltar et le Kossovo, aujourd’hui membres à part entière de la FIFA ont d’abord été membres du NF-Board.

 

Le football, sport populaire par excellence, est instrumentalisé, par les États, à des fins politiques. Il doit (re)devenir un outil, sans préalable, de dialogue et de fraternité entre les peuples et les cultures.

 

Gustave Alirol,

Président de Régions et Peuples Solidaires

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