Porter à l’Europe la voix des régions et des mouvements sociaux

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Merdi 28 août 2018, Le congrès de Régions et peuples solidaires (R&PS) s’est achevé ce samedi 25 août avec l’adoption d’un programme et une stratégie commune, en vue des élections européennes de 2019.

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De gauche a droite Claude Barbier, Savoie, Francois Alfonsi, Corse, Iria Epalza, Pays basque, Gustave Alirol, Occitanie, AndrŽe Muchenbach, Alsace, Roccu Garoby, Corse et Gael Briand, Bretagne, pour Regions et Peuples Solidaires a Bayonne, samedi 25 Aout 2018. (Photo Bob Edme)

Construire une Europe solidaire des peuples pour dépasser l’Europe des Etats, tel sera le fil rouge de la campagne de Régions et peuples solidaires jusqu’au prochain scrutin européen qui se tiendra le 26 mai 2019. Même si la tête de liste de la fédération des partis régionalistes n’est pas encore connue, les membres de R&PS assurent d’ores et déjà qu’elle sera corse. Objectif : se rassembler d’abord, puis créer des alliances, en particulier avec les Verts, partenaires historiques de la fédération R&PS, qui entend bien porter aussi la voix des mouvements sociaux des divers territoires jusqu’aux hautes sphères du Parlement européen.

“A vrai dire, aujourd’hui il n’y a pas de véritable opposition en France”, d’après Iria Epalza d’Eusko Alkartasuna, un parti basque membre de R&PS. “Cette coalition de différentes régions et territoires offrirait une excellente opportunité de former une opposition forte”, si seulement la réforme constitutionnelle tenait compte des revendications régionales. I. Epalza voit cette révision de la Constitution comme “une occasion idéale de dire au gouvernement français ‘pardon, mais la France, ce n’est pas que Paris. Pardon, mais la France ne peut plus être aussi centraliste qu’elle l’a été jusqu’ici. Elle doit s’ouvrir'”.

Quant au rapprochement avec d’autres partis, l’alliance sera impossible, que ce soit avec l’extrême-droite ou avec l’extrême-gauche, “trop jacobine”. Le partenaire le plus naturel des régionalistes reste EELV. Dès la rentrée, R&PS entamera une phase de dialogue avec toutes les formations et personnalités politiques qui partagent leur vision de l’Europe. Une Europe “qui prend en compte le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ; qui replace femmes et hommes au cœur du projet de société ; qui s’oppose au néolibéralisme actuel, à ses inégalités structurelles et à ses fractures sociales et territoriales”. Sans perdre de vue l’écologie, avec “un véritable développement durable respectueux des territoires et de l’environnement, et qui œuvre au respect de la diversité culturelle et linguistique sur le continent européen”.

Le ou la candidate qui sera tête de liste R&PS sera corse et issu de la formation Femu a Corsica, actuellement à la tête des institutions de l’île. Son nom sera dévoilé vers fin octobre au plus tard. Seront représentées en son nom toutes les régions de l’État français qui réclament davantage de reconnaissance institutionnelle et culturelle : la Bretagne, l’Alsace et la Moselle, la Savoie, l’Occitanie, la Catalogne, la Corse et le Pays Basque.

 

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