Démission de Nicolas Hulot. Bretagne Vivante ne comprend pas l’indifférence politique et générale concernant la tragédie environnementale actuelle

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Mercredi 29 août 2018, Démission de Nicolas Hulot :  Bretagne Vivante ne comprend pas l’indifférence politique et générale concernant la tragédie environnementale actuelle.

 

 

C’est avec tristesse mais sans surprise que Bretagne Vivante a appris la démission de Nicolas Hulot, car nous connaissions son engagement militant de longue date et sa sincérité. Nous sommes extrêmement inquiets, dans le contexte environnemental actuel gravissime, de ce qui sera mis en œuvre dans les années qui viennent.

 

Le profond découragement et la tristesse de Nicolas Hulot sont des signes très inquiétants qui entrent en résonnance avec la tristesse et le découragement de plus en plus réguliers que les associations de protection de la nature ont à affronter dans leurs propres rangs.

La protection de la nature, en 2018, reste extrêmement difficile et peu soutenue. Loin d’avoir avancé, il nous est au contraire, dans beaucoup de domaines, et faute de moyens, encore plus compliqué de travailler qu’auparavant. Selon Nicolas Hulot, qui rappelle la force des puissants lobbyings auxquels les protecteurs de l’environnement doivent faire face, « on s’accommode de la gravité et on se fait complice de la tragédie qui est en cours de gestation ».

Du côté de Bretagne Vivante, nous ne baissons pas les bras. Dans notre région, il est plus que jamais nécessaire de mobiliser davantage les élus locaux et des collectivités avec qui nous avons des projets et avec lesquels nous avançons. Mais la tâche reste énorme. Et nous ne pourrons rien faire sans une mobilisation citoyenne beaucoup plus importante qu’elle ne l’est aujourd’hui.

En effet, aujourd’hui en France, les associations de protection de l’environnement, quelles qu’elles soient, manquent cruellement de soutien – alors que de plus en plus de personnes se disent pourtant sensibles à écologie au quotidien. Ce manque d’engagement et donc de force représentative est ce qui nous fait défaut, encore et toujours, pour avoir un poids politique et une crédibilité. Nicolas Hulot en a cruellement manqué pour pouvoir porter son action, comme ceux qui l’ont précédé et ceux qui le suivront, si rien ne change.

Nous appelons donc le gouvernement à tenir compte du sens de cette démission et à prendre enfin acte du drame écologique auquel les hommes politiques contribuent depuis des décennies. Les problèmes environnementaux sont une priorité pour tous les citoyens et leurs enfants : faut-il un lobby pour avoir le droit de vivre en bonne santé dans un monde qui ne soit pas détruit ?

Nous appelons également le soutien de tous, car chacun, à son niveau, peut faire bouger les choses. Nous, protecteurs de l’environnement, n’avons pas de lobbyistes. Nous avons d’autant plus besoin de vous. Adhérez aux associations de protection de l’environnement – la nôtre ou une autre, celle qui vous convient, dans notre région ou ailleurs en France, mais adhérez. Donnez-nous du poids. Donnez-nous une voix.

1 COMMENTAIRE

  1. Pardon, mais si on peut saluer la prise de position de Hulot, ça commence à bien faire de voir les associations écologiques défendre «son engagement de longue date». Hulot a passé sa vie en avion ou en hélicoptère (mais pour faire de la télé, alors j’imagine que ça va ?), il a une maison en bord de mer (loi littoral ?), roule en 4×4 et de son propre aveu, ne sait pas recycler ses déchets et mange même des cerises en hiver (https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Selon-sa-femme-Nicolas-Hulot-n-est-pas-si-ecolo-que-ca-1441904). En encensant ce démagogue, vous vous discréditez, et avec vous l’écologie elle-même pour ceux qui ne la prenne pas assez au sérieux.

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