Dans un an l’Europe aura un nouveau visage, donnons-lui celui que nous voulons !

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vendredi 12 octobre 2018, dans un an l’Europe aura un nouveau visage, donnons-lui celui que nous voulons !

Le 1er novembre 2019, l’Union Européenne aura un nouveau visage car, l’an prochain, toutes les institutions vont être renouvelées. Ce sera l’occasion de lui donner un nouveau visage, de finir un (mauvais) chapitre et d’en commencer un meilleur.

Le Parlement européen

 

Du 23 au 26 mai prochain, auront lieu les élections européennes dans les 27 pays membres, le Royaume-Uni quittant l’UE quelques semaines auparavant, le 29 mars au soir. Pendant 4 jours, (les Irlandais votent le jeudi, les Italiens le samedi et le dimanche par exemple), les citoyens européens vont choisir les 705 nouveaux eurodéputés, celles et ceux qui auront la responsabilité de représenter les peuples de l’Union, d’élire la Commission européenne, de la contrôler et de voter, avec le Conseil, les règlements et directives européennes qui s’appliqueront ensuite dans toute l’Europe. Et comme à chaque élection, le taux de renouvellement sera élevé et les équilibres pourraient être très largement bousculés.

 

De plus, la prochaine mandature démarrera sur les chapeaux de roue. Dès juillet, il faudra élire le prochain Président de la Commission européenne. En octobre, après des auditions publiques, il faudra voter la confiance de la Commission dans son ensemble. Mais surtout, les prochains programmes européens pour la période 2021-2027 (PAC, politique régionale, recherche, politique extérieure…) qui sont actuellement en cours de discussion au Parlement européen seront très probablement définitivement adoptés dans les 6 à 18 premiers mois du prochain mandat. Pas le temps de s’ennuyer ni celui de découvrir l’institution pour les nouveaux eurodéputés. Il faudra être efficace et opérationnel dès le premier jour !

 

La Commission européenne et le Conseil européen

 

Jean Claude Juncker, chrétien démocrate luxembourgeois, ayant annoncé qu’il ne ferait pas un second mandat, dès juin, le nom du nouveau Président de la Commission européenne sera proposé par le Conseil européen ‘‘en tenant compte’’ du résultat des élections. Autrement dit, le nouveau Parlement européen aura le pouvoir de l’élire mais surtout il représentera le centre de gravité de celui-ci !

 

Après un discours de politique générale en juillet, le futur Président (ou la future Présidente) devra recevoir le soutien de la majorité absolue des députés (353/705) puis distribuera les portefeuilles à ses Commissaires qui seront auditionnés par le Parlement européen en septembre et octobre avant le vote de confiance courant octobre.

 

Au 1er novembre, la nouvelle Commission sera en place avec un nouveau Président et sûrement un renouvellement maximal au sein du Collège des Commissaires

 

A cette même date, il y aura aussi un nouveau Président du Conseil européen. En effet, Donald Tusk, libéral polonais et actuellement Président du Conseil européen (chefs d’État et de gouvernement) ayant fait ses 2 mandats de 2 ans et demi, il ne pourra pas se représenter en 2019. Il faudra donc lui trouver un successeur.

 

La Banque Centrale Européenne

 

Mais le 1er novembre prochain verra aussi la fin du mandat de Mario Draghi, l’actuel Président de la puissante Banque Centrale européenne et ancien responsable de la sulfureuse Banque d’affaires Goldman Sachs. Son mandat de 8 ans non renouvelable arrivant à échéance, il faudra là aussi lui trouver un successeur.

 

La bataille de Bruxelles ne fait que commencer car bataille sur les postes il va y avoir ! Il faudra trouver un équilibre politique, aucune famille politique n’ayant jamais réussi à obtenir la majorité absolue au Parlement et au Conseil, un équilibre géographique, nord/sud, est/ouest, un équilibre femme/homme… bref, un joli casse-tête en perspective.

 

Quoiqu’il arrive, dans un an, l’Europe aura un nouveau visage. A l’occasion de cette échéance électorale, les citoyens européens auront le choix en élisant 705 eurodéputés, (79 en France), de dessiner ce visage. Il peut être celui du statu quo néolibéral porté par Emmanuel Macron. Il peut être celui du retour en arrière : jacobin de gauche, de droite ou d’extrême droite. Ou il peut être aussi celui du renouveau, du changement, de l’alternative en défendant haut et fort l’idée qu’il existe une autre Europe, démocratique, durable et solidaire. Une Europe de l’espoir, une Europe de la justice, une Europe des peuples.

 

Désormais, il nous revient à nous, peuples d’Europe, de donner à l’Europe un autre visage, celui que nous voulons.

 

Roccu GAROBY

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