Pen-Duick sur la Route du Rhum…

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Vendredi 9 novembre 2018,Au-delà des 123 bateaux de course amarrés dans les bassins avant que le coup de canon ne les libère dimanche dernier, le bateau d’Eric Tabarly a fait sensation à Saint Malo alors qu’il était exposé à terre et au cœur du village de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe pendant 10 jours. Le très nombreux public qui s’était déplacé dans la Cité Corsaire à l’occasion du 40ème anniversaire de cette course exceptionnelle a pu découvrir le projet de financement participatif pour la restauration du cotre mythique et constater l’avancement des travaux engagés par le chantier de Pors-Moro et le chantier du Guip à Brest.

 

Souvenirs, émotion et respect…

© RivaCom

Dix jours durant, des bénévoles de l’association Pen-Duick accueillaient le public sur la place Saint Vincent où trônait le premier bateau d’Eric Tabarly. L’occasion pour eux d’expliquer le projet de financement participatif destiné à la restauration du cotre, de recueillir les dons mais aussi de recevoir de multiples témoignages émouvants et de faire le constat, si besoin en était, de l’aura d’Eric Tabarly. Parce qu’à travers ce bateau, le premier et le plus aimé du marin disparu, c’est la mémoire de ce dernier et l’admiration que le public lui porte qui se manifestait. Tabarly et Pen-Duick appartiennent à la mémoire collective.

Les membres de l’association ont pu ainsi échanger avec des contemporains d’Eric Tabarly, chacun y allant de son souvenir et faisant part de son émotion, mais de jeunes, voire de très jeunes enfants ont également tenu à apporter leurs contributions. Alors qu’un petit garçon de quatre ans avait cassé sa tirelire, un monsieur de 92 ans avait fait la route depuis le Morbihan pour voir de ses propres yeux le bateau mythique et verser quelques larmes en constatant que le sauvetage était en bonne voie !  « Pen-Duick touche beaucoup de gens, marins ou terriens, ils le reconnaissent, c’est un patrimoine qui est dans le cœur des Bretons comme nous avons pu le constater à Saint Malo. Les gens sont sensibles à son histoire et à celle d’Eric, et c’est naturel pour eux d’apporter leur contribution à sa rénovation, même s’ils n’ont eu aucune proximité avec lui ou avec Tabarly. C’est très émouvant » explique Arnaud Pennarun, le maître d’œuvre de la rénovation de Pen-Duick. « Le bateau est revenu à Brest et nous allons maintenant réaliser les peintures intérieures, mettre en place les cloisons et le moteur de propulsion avant de le présenter au Nautic de Paris afin de partager, avec ceux qui n’ont pu se rendre à Saint Malo, les travaux qui sont réalisés à bord et continuer notre campagne de financement participatif.

Paroles de marins
Si le public venu en nombre sur le village du départ de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe n’a pas manqué de faire part de son admiration pour Eric Tabarly au travers de l’intérêt porté à Pen-Duick, les marins n’étaient pas en reste… à commencer par Jacques Caraes, le directeur de la course : « C’est un symbole maritime, un bateau mythique, une légende qui doit continuer de faire rêver et c’est très bien de lancer un financement participatif pour le sauver. D’ailleurs, je vais de ce pas apporter ma contribution ».

Loïck Peyron : « S’il n’existait pas, il faudrait l’inventer. Pen-Duick a plus de 100 ans, il faut qu’il continue de naviguer encore les 100 prochaines années au minimum ! »

Arnaud Boissière : «Tabarly est un exemple pour nous tous, par son humilité, sa ténacité, son talent. Quand on parle voile, on parle Tabarly. Nous sommes tous Pen-Duick et tous les skippers du Rhum devraient participer à ce sauvetage ! »

Yann Eliès : «J’étais étonné d’apprendre que Pen-Duick était dans cet état. Je pensais sincèrement qu’un tel patrimoine n’avait pas de problème de conservation. Je sais bien que les temps sont durs pour tout le monde mais quand je vois le nombre de chapelles rénovées dans nos villages bretons, je me dis que sauver ce magnifique patrimoine est une priorité aussi… »

Alain Gautier : « Ce serait trop triste de ne plus voir ce magnifique bateau naviguer, le sauver est une évidence ».

Jean-Luc Nélias : « Je me rappelle de Pen-Duick sur l’Odet quand j’étais tout jeune. C’est un si beau bateau, un monument historique qui fait partie de notre patrimoine et il me semble surréaliste de ne pas le sauver».

Philippe Monnet : «Tabarly est le père de tous les bateaux modernes. Pen-Duick est le bateau le plus moderne des bateaux anciens grâce à l’idée géniale de Tabarly, mouler sa coque dans du polyester. Tabarly a été novateur sur tout et Pen-Duick est l’exemple qui illustre le talent d’Eric ».

Marc Guillemot : « Je n’imagine pas que Pen-Duick reste à terre. J’ai eu la chance de naviguer à son bord avec Eric et pour moi ce bateau est indissociable de Tabarly qui n’est plus là, alors, sauvons son bateau ! »

Gildas Morvan : « Depuis que Pen-Duick est en restauration au Guip à Brest, je vais le voir régulièrement et la magie opère toujours. C’était le bateau préféré d’Eric, sa reconstruction est essentielle pour l’histoire maritime, tout le monde le connaît. C’est une légende.»

Prochain rendez-vous avec Pen-Duick au Nautic de Paris, Porte de Versailles du 8 au 16 décembre.

 

La campagne de financement participatif est sur la plateforme GwenneG : https://bit.ly/2pimnnw

Tous les dons sont déductibles d’impôts !

 

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