Huile de palme : le fabricant des biscuits Oreo lié à la destruction de l’habitat des orangs-outans en Indonésie

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Mardi 13 novembre 2018, Une nouvelle analyse cartographique de Greenpeace International révèle qu’en seulement deux ans, des fournisseurs du géant de l’alimentaire Mondelez ont détruit près de 25 000 hectares de forêts abritant des orangs-outans [1]. Les militantes et militants de Greenpeace France se mobiliseront samedi 17 novembre dans plus de 25 villes pour dénoncer le “goût déforestation” des biscuits Oreo et sensibiliser les consommateurs à la protection des forêts tropicales.

 

Mondelez est un des plus gros acheteurs mondiaux d’huile de palme et utilise cet ingrédient dans nombre de ses produits, comme les Oreo [2]. Greenpeace International a découvert que, entre 2015 et 2017, 22 fournisseurs d’huile de palme de Mondelez avaient détruit plus de 70 000 hectares de forêts tropicales en Indonésie – une surface grande comme sept fois Paris [3].

 

Ces fournisseurs ont aussi été accusés de faire travailler des enfants, d’exploiter leurs employé-e-s, de provoquer des feux de forêts et de s’accaparer des terres. Mondelez achète la majorité de son huile de palme à Wilmar International, le plus gros négociant d’huile de palme au monde, qui s’approvisionne toujours auprès de producteurs responsables de déforestation.

« Alors qu’elle s’était engagée il y a presque dix ans à se fournir uniquement en huile de palme n’ayant pas contribué à la déforestation, la multinationale Mondelez commerce encore avec des producteurs qui déforestent. L’huile de palme peut être produite sans détruire les forêts et les espèces qui y vivent, contrairement à ce que continuent de faire les fournisseurs de Mondelez. Les orangs-outans sont aujourd’hui au bord de l’extinction : ils sont sacrifiés pour des biscuits », explique Kiki Taufik, responsable de la campagne forêts à Greenpeace Indonésie.

Les scientifiques soulignent la menace que fait peser la déforestation due à la culture de l’huile de palme sur les orangs-outans et d’autres espèces en danger. L’année dernière, une étude concluait que le nombre d’orangs-outans de Bornéo avait diminué de moitié au cours des 16 dernières années.

« Les forêts tropicales sont essentielles à la planète : les détruire pour de l’huile de palme aggrave la crise climatique et contribue à l’extinction d’espèces animales. Mondelez et les autres multinationales agro-alimentaires doivent se réveiller : elles doivent cesser de traiter avec Wilmar jusqu’à ce que ce négociant puisse prouver que son huile de palme ne contribue pas à la déforestation.», affirme Cécile Leuba, chargée de campagne Forêts chez Greenpeace France.

 

 

[1] Le rapport de Greenpeace “Dying for a cookie: how Mondelēz is feeding the climate and extinction crisis” est disponible en anglais    ici.

[2] Basé sur l’analyse des listes d’ingrédients. Des variations de fabrication signifient que de l’huile de palme, de colza ou de soja peut être utilisée suivant les régions ou les usines.

[3] Greenpeace International a analysé la déforestation dont sont responsables 25 producteurs d’huile de palme. Cette liste a été comparée aux informations fournies par Mondelez et d’autres multinationales sur leur chaîne d’approvisionnement.

 

 

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