Gilets Jaunes : Les agents des Impôts ne veulent pas être les boucs émissaires des choix gouvernementaux !

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Mercredi 21 novembre 2018, Le contexte est marqué par la mobilisation des « gilets jaunes » : ce mouvement assez inédit dans sa construction révèle des mécontentements profonds et souvent légitimes.

Le gouvernement l’a résumé en le qualifiant de « ras-le-bol fiscal ». Et ce, alors que le « ras-le-bol » est global… Parfois instrumentalisés par un discours « anti impôt » et « anti fonctionnaire » très idéologique, certains protagonistes de ces mobilisations en viennent à prendre pour cible des Centres des Finances Publiques.

Le syndicat national Solidaires Finances Publiques a toujours porté la mobilisation pour une réelle justice fiscale et sociale et comprend les difficultés sociales dues à un pouvoir d’achat en berne voire en baisse pour un grand nombre de salarié.e.s du privé comme du public, de chômeurs et de chômeuses ainsi que les retraité.e.s. Notre organisation tient cependant à rappeler que les agent.e.s travaillant dans les Centres des Finances Publiques ne sont en rien responsables de la politique fiscale de ce gouvernement et qu’ils exercent leurs missions de service public dans des conditions de plus en plus désastreuses.

Certains veulent profiter du mouvement pour l’orienter vers un « anti-fiscalisme global » et ce, pour le plus grand bonheur des intérêts privés qui souhaitent gérer eux-mêmes pour leur plus grand profit une partie de ce qui relève des services publics et de la protection sociale (moyennant des tarifs plus élevés que les impôts).

Notre syndicat estime au contraire qu’il est grand temps d’exiger :

un changement de politique fiscale visant à rendre le système fiscal plus juste (donc plus progressif), plus stable et moins complexe (moins de niches fiscales),
un renforcement de la présence et de l’efficacité du service public sur l’ensemble du territoire : cela passe notamment par une présence territoriale des services des finances publiques et par un renforcement de la lutte contre la fraude fiscale (dont l’ampleur contribue à nourrir le sentiment d’une inéquité fiscale et affaiblit le consentement à l’impôt),
enfin, que la sécurité et la protection des personnels des finances publiques soient pleinement assurées.

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