Gilets Jaunes : Passer du ras-le-bol à une remise en cause du monde capitaliste

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Samedi 8 décembre 2018, dans la continuité des prises de parole données au mouvement des Gilets Jaunes, nous publions un texte distribué sur la région brestoise.

Réflexion d’un collectif informel sur le mouvement actuel dit des “gilets jaunes”

“Nous sommes quelques uns de divers collectifs militants à nous rendre plus ou moins régulièrement sur les ronds-points du Nord Finistère. Notre horizon habituel est plutôt celui des dernières mobilisation set blocages contre les mesures d’austérité des gouvernants et contre les projets d’aménagement imposés du territoire ( centrale à gaz de Landivisiau, aéroport de NDDL…), des luttes féministes ou de soutien aux personnes migrantes. Si les blocages ou les occupations de ronds-points nous attirent, il nous semble important de “clarifier” quelques réflexions sur ce mouvement.

Ras le Bol général !

On sent un énorme ras-le-bol général et de grosses galères pour boucler les fins de mois. La hausse du prix du gas-oil, semble n’être pour beaucoup, que la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Mais ne laissons pas notre colère se concentrer uniquement sur les taxes de l’Etat. Car pour éteindre ce feu de révolte, le gouvernement pourrait reporter cette hausse de taxe alors que c’est tout le système capitaliste qu’est à renverser. Battons nous contre toutes les mesures d’austérité ( licenciements, coupes dans les services publics…° Dans un premier temps, on pourrait se fixer des objectifs immédiats de revendications : hausse des salaires, contrôle des prix, améliorations des conditions de travail, frein à la disparition des services publics. Il s’agirait par la suite de s’attaquer à l’Etat et aux patrons, qui profitent su système et de notre travail, et repenser la production des biens utiles à tous et toutes en commun. Alors bloquons l’économie!

Ne pas se tromper d’ennemi, se méfier des faux-amis

Il existe une colère contre nos gouvernants. Le décalage entre leurs privilèges et nos conditions d’existence, suscite un profond mépris de cette classe dirigeante. Quelques courants populistes cherchent à surfer sur notre colère, et mettre le grappin dessus. A les croire, ce serait les migrants qui seraient les responsables de la situation catastrophique du moment. Pourtant, des cadres de “Debout la France” ou du “Rassemblement National”, sont au pouvoir dans certaines villes, au parlement français ou européen, et se retrouvent aux-aussi, empêtrés dans les mêmes scandales que les autres politicards. Ces cadres bénéficient pour certains également de la suppression de l’ISF et pourtant ils se sentiraient solidaires de nos conditions ? A d’autres !

Il faut aussi garder en mémoire la mobilisation des Bonnets Rouges de 2013. Ce ne sont pas les salariés des abattoirs qui ont bénéficié des mesures gouvernementales, ce sont plutôt les gros industriels qui ont récupéré l’argent du pacte d’avenir pour la Bretagne.

Se méfier des organisations institutionnelles et garder une organisation horizontale

Oui la lutte appartient à celles et ceux qui la font vivre! Mais il nous semble important de questionner les raisons de nos luttes, et contre qui elles sont dirigées, pour que ce mouvement rassemble le plus large possible !

Alors, nous les sans dents, les gens de rien, les illettrés, comme ils disent…

nous appelons la population, à descendre dans la rue, pour réclamer une vraie répartition des richesses et de vraies mesures écologiques!

Retrouvons nous pour débattre sur les ronds-points des villes en action.

Brest, le 30 novembre 2018

 

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