Réunification de la Bretagne et Gilets Jaunes

Vendredi 14 décembre 2018, En ce moment certains ministres commencent à se poser des questions sur la pérennité de nos institutions, du moins, tel semblait être le cas, ce dimanche, de Jean Yves Le Drian.

 Nos dirigeants semblent particulièrement inquiets de l’évolution imprévisible que prend la crise en cours, expliquée largement par la perte de confiance d’une large majorité de citoyens envers leurs institutions, et sur ce que cette crise révèle sur ces dernières et sur les élus censés les gérer.

Aussi afin de stimuler la créativité de nos dirigeants, nous les invitons à rechercher sur les pourtours de l’hexagone, dans quelles démocraties s’expriment le mieux des modes de gouvernance apaisée, pour en tirer parti. Ainsi, une comparaison entre les pratiques démocratiques et institutionnelles de la confédération helvétique et les nôtres pourrait se révéler riche d’enseignements, et donner lieu, peut être, à des propositions apaisantes.

Les quelques évolutions institutionnelles facilement importables sont, soit dit en passant, les mêmes que celles que s’évertue à préconiser la fédération R&PS, depuis 25 ans.

En Bretagne, dans la Loire Atlantique, en ce moment même, les électeurs subissent encore ces jours ci, une manœuvre dilatoire à leur encontre en raison de l’entêtement obtus du président du conseil départemental qui persiste à ignorer la demande de consultation exprimée par ses concitoyens, pourtant élaborée dans des conditions extrêmement difficiles, mais dans le strict respect de la loi.

 

En cette période de crise institutionnelle au plus haut niveau, le président du conseil départemental de Loire Atlantique s’apprête à botter en touche pour écarter du débat la question posée par plus de 100 000 électeurs de la collectivité dont il assume la responsabilité. (10 % du corps électoral, ce qui correspond à 5 millions d’électeurs au niveau hexagonal)

Il s’agit pourtant d’une initiative populaire construite par des bénévoles dans le cadre du droit d’option départemental, dont le déploiement s’avère totalement unique dans l’hexagone.

Car il ne s’agit pas simplement de connaître la position des 62 élus du conseil départemental quant à la réunification, ce qui reste intéressant en soi, il s’agit surtout de savoir si le conseil départemental décidera ou non de la tenue d’une consultation populaire de l’ensemble des électeurs de Loire-Atlantique sur le rattachement de leur département à la Bretagne, et cela avant l’abrogation du droit d’option départemental, le 1er mars prochain. C’est la demande claire de plus de 100 000 pétitionnaires !

Ce droit d’option, faut il le souligner, n’a pas fait l’objet ailleurs dans l’hexagone d’une tentative d’activation et il demeure toujours opérable pour la Loire Atlantique à l’heure actuelle.

Il est donc particulièrement important de connaître la volonté des électeurs avant l’abrogation du droit d’option pour la comparer à celles des élus des trois assemblées concernées et déterminer ainsi clairement ou pourraient se situer d’éventuels blocages.

 

Une telle consultation ne peut plus se tenir que le 24 février 2019 pour rester réellement opératoire. Et pour que cela soit réalisable, il faudra prendre la décision au minimum deux mois en amont de la consultation. (Article L. 1112-17 du Code général des collectivités territoriales)

Il ne faut donc pas se tromper de priorité, il restera tout le temps loisible nécessaire aux trois assemblées pour voter ultérieurement sur le droit d’option, d’ici le 1er Mars.

 

Le peuple lui n’a pas le choix, pour lui « dévoluer » l’opportunité de donner son avis, tout en restant dans la fenêtre ouverte par la loi, la décision doit intervenir le 17 décembre prochain en votant sur la bonne question. Toute autre option serait dilatoire.

Un exemple concret du genre d’attitude, qui depuis 40 ans, exaspère les citoyens.

 

Gustave Alirol, président de Régions et Peuples Solidaires

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