Garde à vue d’un porte parole brestois des Gilets jaunes : la LDH dénonce une dérive autoritaire

0

Brest, vendredi 11 janvier 2019, La violence sociale et économique, la montée des inégalités, la relégation territoriale ont conduit à l’émergence depuis 2 mois d’un mouvement social d’ampleur dans notre pays.

Quelle que soit l’analyse que nous ayons du mouvement des “Gilets jaunes”, de sa composition, voire de son devenir, il est incontestablement une révolte sociale de ceux qui ne peuvent plus vivre de leur travail ou de ceux qui ont peur de subir la même situation.
Face à ces mouvements sociaux qui persistent, la réponse l’État est aujourd’hui une fuite en avant contre les libertés, avec une nouvelle surenchère sécuritaire. Après les annonces du gouvernement lundi soir d’une nouvelle loi « anti casseurs » de sinistre mémoire, c’est un porte voix du mouvement brestois qui se retrouve en garde à vue depuis cet après midi.
La LDH s’inquiète vivement de cette dérive qui consiste à faire d’un manifestant un délinquant, dès lors qu’un rassemblement auquel il participe par conviction politique ne serait pas déclaré. Au lieu de réponses sociales et politiques de nature à apaiser les tensions, le choix de l’autoritarisme est dangereux pour notre démocratie et nos libertés.

La Ligue des Droits de l’Homme fait des questions sociales et environnementales une priorité qui ne peut que se conjuguer par une meilleure répartition de la richesse mais aussi un respect strict des libertés fondamentales du citoyen.

Article de Olivier Cuzon, ligue des droits de l’homme (Brest)

Bonjour, laissez ici votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.