Brest : Mor Glaz rencontre la députée Karima Delli ( EELV)

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Brest, samedi 26 janvier 2019, l’association Mor Glaz rencontre la députée Karima Delli (EELV), Présidente de la Commission Européenne des Transports.

Rencontre de l’Association MOR GLAZ avec Madame Karima DELLI  lors de sa venue à Brest le vendredi 25 janvier 2019 !
Présentation rapide de l’association MOR GLAZ, les Membres du bureau, l’objet et les résultats obtenus durant ces dernières années, droit des Marins des Gens de Mer, déconstruction des navires, développement des petits ports avec des activités nouvelles, cabotage, sécurité maritime au sens large etc. …

Le port de Brest 1er port dans une Bretagne qui en compte 22. 16% des habitants de  notre péninsule vivent directement ou indirectement des activités maritimes, la Terre et la Mer sont ici très liées !

Le port de Brest, par lequel transitent des marchandises qui rejoignent le port du Havre et autres par la mer, d’où l’intérêt de développer les ports secondaires de la façade Ouest de notre pays, le développement industriel y dépend, ici la Terre et la Mer ne font qu’un !
L’association MOR GLAZ dont je suis le Président, va essayer de vous dresser rapidement  le monde du transport maritime, ce moyen qui permet  d’échanger 90% des volumes mondiaux  et 80% des valeurs marchandes.
Pour l’association MOR GLAZ, le transport maritime est la première puissance mondiale y compris avant les banques et les pouvoirs politiques, tout y est pour faire pression sur les acteurs économiques, politiques et les Marins : paradis fiscaux, pavillon de complaisance, mais il est aussi le moyen qui consomme le moins de carburant et qui pollue le moins par tonne transportée, ce qui en fait un monde particulier avec plus de 1million 800.000 Marins recensés (car dans cette activité tout chiffre doit être énoncé avec une certaine prudence).

Ces Marins (4/5) sont originaires de pays pauvres ou appauvris par des conflits ou des effets climatiques ! Madame Laure TALLONNEAU (vice-présidente de l’association MOR GLAZ dont la profession est Inspectrice CGT du Syndicat ITF  Fédération internationale des ouvriers du transport ) va vous faire part des conditions sociales de certains Marins du Monde mais aussi de l’état des navires à bord desquels elle a accès. Madame, je vous remets ce texte de la journaliste Kattalin LANDABURU écrit en 2002 “Aboli formellement le 20 décembre 1848, l’esclavage a pris de nouvelles formes sur les mers du globe. Si le commerce du « bois d’ébène » fait parti d’un passé révolu, les navires continuent de transporter, avec eux, un monde d’inégalité et de précarité sociale. Pourtant ce monde de transport est loin d’être marginal, en 30 ans il a enregistré une progression de près de 430% et son coût, lui, a baissé de plus de 30%. Ces économies ont été réalisées en exploitant des vieux navires âgés parfois de plus de 30 ans, mal ou pas entretenus, ils acheminent en grande quantité des marchandises coûteuses. Que font les Etats membres pour protéger leurs gens de mer, pas grand-chose, pour ne pas dire rien du tout. Pavillon « bis » ou pavillon de complaisance : les nouveaux négriers, la convention de Genève sur l’immatriculation des navires existe. Elle vise à un meilleur contrôle de l’Etat de pavillon et à la protection de ses marins. Malheureusement elle n’est pas entrée en vigueur. Le 6 décembre 2001, seuls 11 Etats l’avaient ratifiée. Sa mise en application en exige au minimum 40…..” Ce texte qui vous glace pourrait  malheureusement être réécrit sans en changer une virgule 17 ans plus tard sur les conditions sociales des Marins, l’entrée de Malte et Chypre depuis le 1er mai 2004 dans l’Union Européenne n’y aura pas changé grand-chose !

En 1956, l’année du premier cargo pouvant transporter 58 remorques de camion est bien lointaine, aujourd’hui les navires sont devenus de véritables villes et entrepôts flottants. Une course au gigantisme effrénée avec des navires pouvant transporter 22000 conteneurs et 8500 personnes, une insécurité maritime dangereuse et non maitrisée en cas de panne de ces géants des mers !

Ce gigantisme, permet de diviser le fret maritime par deux (un téléviseur d’une valeur de 700€ coûte 10€ à transporter par la mer). La part du transport excède rarement 1,5% du prix final du produit. Le transport maritime pénalisé par sa lenteur, se démarque par sa très grande rentabilité et ses faibles émissions en CO² comparé à d’autres moyens de transport.
Impossible d’imaginer le commerce sans le fret maritime à l’heure de la mondialisation. Et pourtant, le secteur reste mal connu du grand public alors même qu’on en profite indirectement tous les jours.
En 2014, l’ensemble de l’industrie maritime mondiale a transporté 10 milliards de tonnes de marchandises, plus de 12 milliards en 2017 et des perspectives à 16 milliards pour 2025.  90% des volumes transportés et 80% des valeurs transitent par la voie maritime, la principale route étant celle qui relie la Chine à l’Europe via le canal de Suez (dernièrement agrandi). Par comparaison, le fret aérien transporte à peine 2 millions de tonnes de marchandises.

En France, près des trois quarts des importations et exportations se font par voie maritime. Les navires français transportent annuellement plus de 500 millions de tonnes de marchandises. Si les produits manufacturés (high-tech, électroménager…) et l’alimentation sèche (riz, blé…) restent les biens les plus transportés, les produits réfrigérés (fruits, légumes, viandes) passent de plus en plus souvent par la mer, ce qui est le cas pour le port de Brest (viandes et céréales).

Plus de 5.200 porte-conteneurs naviguent dans le monde
Ils représentent plus de 10% de l’ensemble des navires (transport de personnes, de pétrole, de gaz…) en circulation sur la planète.
442.000 emplois sont liés à l’activité économique maritime en France,  emplois directs générés par l’ensemble des activités économiques maritimes et portuaires en France, c’est huit fois plus que le total des emplois dans l’aéronautique et l’espace. Parmi eux, on compte 10.000 personnels navigants et plus de 5.000 personnels sédentaires.
Mais le danger est omniprésent et croissant, l’intérêt « l’obligation »  serait d’équiper ces navires de Sécurité Passive Embarquée.
D’où l’intérêt de développer le nombre de remorqueurs de haute mer sur le littoral Français pour faire face au danger du transport maritime. Madame la Députée, il y a 40 ans  au mois de mars 1978 à quelques milles d’ici s’échouait le pétrolier « AMOCO CADIZ » et des moyens furent mis à la disposition des Préfets Maritimes, sous la pression des Citoyens, et uniquement pour cette raison. En 40 ans, 23 catastrophes équivalentes  à celle du mois de mars 1978 ont été évitées, mais il ne faut pas baisser la garde, bien au contraire il faut renforcer les moyens y compris dans le Golfe Gascogne, où aucun moyen de sauvetage n’existe.

Madame la Députée, nous aurions pu également développer sur les Energies renouvelables liées directement à la mer, sur le développement industriel souhaitable sur les ports, sur la pêche, les problèmes portuaires liés au Brexit que vous avez quasiment réglés avec la Commission des Transports que vous Présidez à Bruxelles. Toutes les grandes métropoles dans le monde sont des ports, il faut donc y accorder un très grand intérêt dans le respect de l’Homme et de l’Environnement.

Texte de Jean-Paul HELLEQUIN

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